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ذكر الله نعمة كبرى، ومنحة عظمى، به تستجلب النعم، وبمثله تستدفع النقم
وهو قوت القلوب، وقرة العيون، وسرور النفوس، وروح الحياة، وحياة الأرواح. ما أشد حاجة العباد إليه،
 وما أعظم ضرورتهم إليه، لا يستغنى عنه المسلم بحال من الأحوال
 . قال رسول الله صلى الله عليه وآله: بادروا إلى رياض الجنة، فقالوا: وما رياض الجنة؟! قال: حلق الذكر

 

 

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Il y a  6  personne(s) sur femmes musulmanes

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ALLAH

Vendredi 18 novembre 2005

    Allah est le nom de Dieu , le seigneur de l'univers , il n'a pas engendré et n'a pas été engendré , nous ne pouvons le comparer à quiconque , et ce , parce qu'il est Allah , Dieu , le créateur de toute chose .Il n'a pas besoin de dormir ni de se reposer , et même si nous ne pouvons le voir , lui peux nous voir.

    Il sait tout ce qui se passe dans les cieux et sur la terre.Allah est le plus doux au-delà de toute douceur, le plus aimant au-delà de toute amour, il nous a donné tout ce que nous possédons , il nous donne l'eau, la nourriture, la lumiére, l'air et tout ce dont nous avons besoin pour vivre sur cette terre jusqu'à notre mort.

   Il nous a donné un esprit et un coeur afin d'évaluer  combien nous lui en sommes reconnaissants en l'adorant et en lui obéissant.

  Obtenir l'agrément de Dieu par notre foi et notre bon comportement devait être notre priorité dans la vie. Nous ne pouvons arriver à le connaître qu'à travers ses propres mots et selon sa voie , alors tournons nous-nous vers la parole de Dieu : 

" Allah ! Point de divinité à part lui, le vivant , celui qui subsiste par lui-même (Al-Qayyoum) .Ni somnolence ni sommeil ne le saisissent. A lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprés de lui sans sa permission ? Il connaît leur passé et leur futur .Et , de sa science ils n'embrassent que ce qu'il veut . Son trône ( Kursiy ) déborde les cieux et la terre , dont la garde ne lui coûte aucune peine . Et il est le trés Haut , le trés Grand ."     Sourate Al baqara , verset 255 , Ayate Al kursiy

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Par iznagoude
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Mardi 29 novembre 2005

 

  La notion qui veut que Dieu se repose le septième jour, que Dieu ait combattu un de Ses soldats, que Dieu ait une attitude de conspiration et d'envie à l'égard de l'humanité, ou que Dieu se soit incarné dans un être humain, quel qu'il soit, ne peut être accepté d'un point de vue islamique.
  Le Créateur doit avoir une nature différente de celle des choses qu'Il a créées, car s'Il était de même nature que celles-ci, Il serait d'essence temporelle, et donc Lui-même créé par quelqu'un d'autre. Il s'ensuit qu'il n'a point d'égal. Si le Créateur n'est pas d'essence temporelle, il faut alors qu'il soit éternel. Mais s'Il est éternel, Il n'a pu être engendré par aucun principe, et si rien n'a présidé à sa venue, rien en dehors de Lui n'est à l'origine de Son existence, ce qui signifie qu'il est son propre principe. Et si la continuité de Son existence ne dépend de rien en dehors de Lui, cette existence ne peut avoir aucune limite. Le Créateur est ainsi éternel et perpétuel: "Il est le commencement et la fin".
  Il se suffit à Lui-même, il subsiste par Lui-même ou bien, pour employer le terme coranique, Il est "Al-Qayyum". Le Créateur ne crée par uniquement dans le sens de faire que les choses soient, mais Il les protège également et les enlève à la vie temporelle, et il est la cause ultime de tout ce qui leur advient.
"Dieu est le Créateur de toute chose.
Il est le gardien de tout ce qui existe.
Les clés des cieux de la terre Lui appartiennent". (Coran 39,62-63).
"Nulle créature ne rampe sur terre,
sans que ce qui lui est nécessaire ne dépende de Dieu.
Il connaît sa demeure et son refuge". (Coran 11,6).
  Si le Créateur est éternel et perpétuel, Ses attributs doivent être, eux aussi, éternels et perpétuels. Il ne doit perdre aucun de Ses attributs, ni en acquérir d'autres. C'est ainsi que Ses attributs sont absolus. Peut-il exister plus d'un Créateur avec de tels attributs? Peut-il y avoir, par exemple, deux Créateurs d'une puissance absolue? Il suffit d'un moment de réflexion pour se rendre compte que cela n'est guère possible.
  Le Coran résume cet argument dans les versets suivants:
"Dieu n'a auprès de Lui aucun fils,
et n'a aucune divinité à Ses côtés:
sinon, Chaque divinité aurait pris avec elle ce qu'elle avait créé,
et certaines d'entre elles se seraient élevées au-dessus des autres". (Coran 23,91).
"Et pour quelle raison il y aurait sur la terre et dans les cieux autre chose que Lui?
S'il en était ainsi, la terre et les cieux iraient sûrement à leur perte".
(Coran 21,22).
Par iznagoude
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Lundi 5 décembre 2005

1- L'homme naît innocent et avec une nature prédisposée à la Transcendance, avec dans son cœur une sorte d'étincelle cherchant à s'allumer. Dieu dit : "Nous avons certes créé l'homme dans le meilleur état. Puis Nous l'avons ramené au plus bas de ce qui est bas, à l'exception de ceux qui croient et font le bien" (Coran, 95/4-6 ; "asfala sâfilîn" : "adh-dhalâl" – Al-Qurtubî – ou "an-nâr" – Ibn Kathîr). Si l'homme n'entretient et ne développe pas l'étincelle présente en lui, en apportant foi et en faisant le bien, il échoue donc au plus bas de ce qui est bas. Le Prophète a expliqué que "tout humain naissait sur la prédisposition originelle" et que c'était ensuite qu'il pouvait en dévier (rapporté par Al-Bukhârî et Muslim).

2- Après la naissance, le développement physique et psychique de l'être humain lui confère une nature présentant plusieurs facettes, lesquelles sont différentes mais ne sont pas antinomiques en soi. L'homme est composé d'un corps et d'une âme. Dieu raconte dans le Coran qu'Il avait dit aux anges : "Je vais créer un homme à partir de boue. Lorsque je l'aurai façonné et aurai insufflé en lui l'âme que Je (lui donnerai), prosternez-vous devant lui" (Coran 38/71-72, voir aussi 15/28-29). D'une part, les besoins physiques, qui ne sont pas le résultat d'un péché originel mais font partie intégrante de la nature humaine et constituent des forces positives, voulues par Dieu. D'autre part, l'âme, qui crée des exigences par rapport aux pures demandes de la satisfaction des besoins physiques (Hujjat ullâh il-bâligha, p. 71). La question qui se pose à l'homme est dès lors non pas d'arriver à se débarrasser de ces besoins mais d'arriver à les coordonner avec les exigences de son âme. C'est ce qui amène l'homme à devoir faire des choix éthiques. Le mal n'est pas ce qui est physique ; c'est ce qui est en excès par rapport aux exigences de son âme et / ou par rapport aux droits d'autrui (Ibid, p. 174). Le mal est le fait de "pencher grandement" (Coran 4/27), c'est-à-dire d'être en excès, de satisfaire ses penchants en étant en déséquilibre par rapport à ses devoirs.

3- Pour reconnaître le bien et le mal, l'homme possède une conscience éthique globale. "Et par l'âme humaine et Celui qui l'a créée puis lui a inspiré sa piété et son libertinage. A réussi celui qui la purifie, a échoué celui qui la corrompt" (Coran 91/7-9). L'homme doit entretenir cette conscience et la développer : "Et par l'âme qui reproche [le mal que son possesseur fait]..." (Coran 75/2). Certes, l'homme est faible et oublie, mais sa nature est bonne par essence.

4- L'homme aspire aussi à la Transcendance. Shâh Waliyyullâh écrit que l'âme humaine "connaît une aspiration naturelle vers Dieu" (Op. cit., tome 1 p. 204), qu'elle est "une fenêtre vers le monde spirituel" (Ibid, tome 1 p. 67). Dieu Lui-même dit : "Certes, c'est par le souvenir de Dieu que s'apaisent les cœurs" (Coran ). Cette aspiration est une expression de ce que décrit ce verset coranique : "Et lorsque ton Seigneur prit des reins des fils de Adam leur descendance et les fit témoigner : "Ne suis-Je pas votre Pourvoyeur ? – Si, nous en témoignons" répondirent-ils. Ceci afin que vous ne puissiez pas, le jour du jugement, dire : "Nous étions ignorants de cela [le monothéisme]", ni dire : "Ce ne sont que nos ancêtres qui ont donné des associés (à Dieu) avant nous et nous étions une descendance venue après eux…" (Coran 7/172-173). (Voir le commentaire de ce verset émis par Al-Hassan al-basrî, et auquel ont donné préférence Ibn Kathîr et Ibn abi-l-'izz.) L'univers tout entier avec sa marche et son harmonie, et tous ses éléments, de l'infiniment petit à l'extrêmement grand, sont des signes témoignant également de la présence de Dieu l'unique pour peu qu'on en fasse l'observation avec des yeux et un intellect ouverts : "N'ont-ils pas vu la terre, combien de nobles couples [de végétaux] y avons-nous faut pousser. Il y a en ceci un signe !" (Coran 26/7-8). "N'as-tu pas vu que Dieu a fait descendre du ciel [nuage] une eau puis l'a conduite vers des sources dans la terre. Puis Il en fait sortir une culture aux couleurs diverses, laquelle se fane ensuite de sorte que tu la vois jaunie. Ensuite Il la réduit en miettes. Il y a certainement là un rappel pour ceux qui sont doués d'intelligence" (Coran 39/21). "Et parmi Ses signes il y a le fait qu'Il a créé pour vous des épouses de votre genre même, pour que vivez en tranquillité avec elles. Et Il a mis entre vous amour et tendresse. Il y a en cela des signes pour des gens qui réfléchissent. Et parmi Ses Signes il a la création des cieux et de la terre et la diversité de vos langues et de vos couleurs. Il y a en cela des signes pour ceux qui savent" (Coran 30/21-22). Mais il faut, avec les yeux et l'intellect ouverts, avoir aussi le cœur ouvert : "… Ce ne sont pas les vues qui s'aveuglent, mais s'aveuglent les cœurs, qui sont dans les poitrines" (Coran 22/46).

5- Méditer et approfondir les preuves de l'existence et de l'unicité de Dieu, prendre conscience du sens de sa vie, choisir d'écouter la voix de son cœur, faire des choix entre ce qui est juste et ce qui est injuste, réaliser l'équilibre entre désirs et devoirs, décider de l'acte qu'on va faire, tout ceci demande un cœur pour qu'on connaisse ce qui est juste, mais aussi une raison pour qu'on puisse chercher, comprendre, mémoriser, analyser et réflechir, en un mot : agir en connaissance de cause. Dieu a donc pourvu l'homme de ces facultés intellectuelles, contrairement aux anges : "Et Dieu enseigna à Adam les noms [de] toutes [les choses] puis présenta ces [choses] aux anges et dit : "Informez-moi des noms de ces [choses] si vous étiez véridiques." Ils dirent : "Pureté à Toi, nous n'avons de savoir que ce Tu nous as donné à savoir. Tu es, Toi, le Savant, le Sage" (Coran 2/31-32).

6- Toutes ces facultés font que l'homme est amené à choisir, par sa volonté, entre les différentes possibilités qui s'offrent à lui. Elles font aussi que l'homme est amené à agir sur tout ce qui l'entoure la nature, la société, son cœur. C'est la notion de gérance : Dieu a fait de l'homme un gérant sur terre. "Et quand ton seigneur dit aux anges : "Je vais mettre sur la terre un khalîfa". Les anges dirent : "Vas-tu mettre sur terre ceux qui vont y semer le mal et verser du sang ? Alors que nous proclamons ta pureté avec ta louange et te glorifions ?" Il dit : "Je sais ce que vous ne savez pas". Et Dieu enseigna à Adam tous les noms [des choses] puis présenta ces [choses] aux anges et dit : "Informez-moi des noms de ces [choses] si vous étiez véridiques." Ils dirent : "Pureté à Toi, nous n'avons de savoir que ce Tu nous as donné à savoir. Tu es, Toi, le Savant, le Sage" (Coran 2/30-32).

7- Les ressources terrestres s'offrent à l'homme, ce gérant nommé par Dieu sur terre, pour qu'il en tire profit dans une mesure équilibrée. "Dieu est Celui qui a fait descendre du ciel une eau puis a fait sortir grâce à elle des fruits, comme nourriture pour vous. Et Il a assujetti pour vous le navire afin qu'il vogue sur la mer par Sa Permission. Et Il a assujetti pour vous les fleuves. Et Il a assujetti pour vous le soleil et la lune, voués à un perpétuel mouvement. Et il a assujetti pour vous la nuit et le jour. Et Il vous a donné de tout ce que vous Lui avez demandé. Et si vous comptez les bienfaits de Dieu, vous ne pourrez les dénombrer…" (Coran 14/32-34).

8- Cette gérance – qui s'exprime par la liberté du choix et de l'agir – n'implique pas que des droits, mais aussi des devoirs : l'homme devra rendre compte de ses actes : reste-t-il fidèle à l'aspiration naturelle de son être vers l'unicité de Dieu ou voile-t-il ("kufr") et entrave-t-il celle-ci ? Respecte-t-il ou non les droits de son âme et les droits d'autrui dans son action sur tout ce qui l'entoure pendant son chemin sur terre ? "Nous avons présenté le dépôt aux cieux, à la terre et aux montagnes. Ils ont refusé de s'en charger et en ont été effrayés. Et l'homme s'en est chargé" (Coran 33/72). Par "dépôt" ("amâna") il faut ici entendre "l'existence de l'interdit et du devoir, et la responsabilité par rapport aux choix qu'on aura faits" (Ibn Kathîr) ; d'autres savants sont d'avis qu'il s'agit de la raison (Muf'radât Ar-Râghib). D'après des savants tels que Al-Jurjânî, Al-Baydhâwî, Shâh Waliyyullâh, la présentation du dépôt, le refus des cieux, de la terre et des montagnes et l'acceptation de l'homme sont à comprendre dans un sens allégorique : il s'est en fait agi de la mise en exergue de l'aptitude de l'homme et de l'incapacité des cieux, de la terre et des montagnes à pouvoir faire le bien et à pouvoir faire le mal et à être responsables des choix que l'on aura faits (Hujjat ullâh il-bâligha, tome 1 pp. 69-70, Ar-rûh, p. 158).

9- "Lumière sur lumière" (Coran 24-35) : comme nous l'avons vu dans le point 3, la conscience humaine (= le cœur), prédisposée à la lumière, aspire à la Transcendance, sait reconnaître globalement le bien et aspire à lui. Cependant, cette faculté est concurrencée par les désirs personnels. L'homme a donc besoin de la lumière de la révélation ("wahy"), apportée par les Messagers-Prophètes, qui vient approuver, préserver et développer cette lumière du cœur humain : c'est cela, la lumière sur la lumière.

10- Tout ce qui précède fait que l'homme peut faire le bien ou le mal et qu'Il est pré-disposé à adorer Dieu. Dieu dit ainsi : "Je n'ai créé les djinns et les humains que pour qu'ils M'adorent" (Coran 51/56). La 'ibâda c'est adorer Dieu, c'est croire en Lui, ne diviniser que Lui, accepter l'idée qu'on est Son serviteur, L'aimer plus que toute autre chose, se souvenir de Sa présence ; mais c'est aussi rechercher, dans tous les domaines de sa vie, à mettre ses actes en accord avec les orientations que Dieu a communiquées (lesquelles orientations visent notamment à la préservation des droits d'autrui).

11- La vie est une mise à l'épreuve pour l'homme : "Celui qui a créé la mort et la vie afin de vous mettre à l'épreuve : lequel d'entre vous fait les meilleurs actes" (Coran 67/2). "Nous avons fait de ce qui est sur la terre une parure pour elle afin de les mettre à l'épreuve : lequel d'entre eux fait les meilleurs actes" (Coran 18/7). "Et Il est Celui qui a créé les cieux et la terre en six périodes – alors que Son Trône était sur l'eau – afin de vous mettre à l'épreuve : lequel d'entre vous fait les meilleurs actes" (Coran 11/6).
Par iznagoude
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Mercredi 7 décembre 2005
  Qu’est-ce que ce monde ? Que sommes-nous donc en train de faire ? Qu’allons-nous devenir ? La réalité est insensée, les chiffres sont paralysants : 40 000 personnes meurent de faim chaque jour et ce sida qui tue 2 millions d’Africains chaque année ; les dictatures et les guerres qui broient des centaines de milliers d’êtres humains sous la répression, la torture et les bombes. Des peuples, comme celui d’Irak, affamés au vu et au su de tous pour "la très juste cause"...et les intérêts... des grandes puissances. Des peuples entiers filmés et livrés à eux-mêmes : Bosnie, Rwanda, Tchétchénie, Kosovo, Tchétchénie encore, l’Irak... Une folie. Là-bas comme ici d’ailleurs... avec ces millions de chômeurs jetés puis écrasés sur le bord de la route malgré la croissance autrement chiffrée des économies ; la violence de ceux qui, dans les banlieues et les cités, n’ont plus rien à espérer puisqu’on ne leur a jamais rien donné... ; l’alcool et la drogue et tous ces "nouveaux paradis" pour les emprisonnés en liberté. Qu’est-ce que ce monde ? Une promesse de vie ? Un enfer, déjà, qui ne dit pas son nom ?
 
 Nous pouvons, c’est vrai, jouer aux victimes... Nous n’avons pas décidé d’être là, nous subissons, mal, très mal, cette réalité ; nous ne sommes pas responsables ; il y a "quelque part" des gens qui manipulent et qui, de surcroît, ne nous aiment pas... ils passent leur temps à essayer de nous briser. Ils sont "puissants", "intelligents", "très intelligents"... le monde va à sa perte sous leur contrôle : nous sommes démunis. Croyants certes, mais démunis. Les "forces du mal" ont transformé ce monde en une immense tombe : vivants, nous sommes morts. Morts vivants... spectateurs du monde, administrateurs quotidiens de ce qui nous reste de foi. Les gens meurent comme nous sommes morts, le temps passe... un jour viendra, peut-être, in shâ Allah, où la foi qui nous fait "fonctionner" fera de nous autre chose que des fonctionnaires de la foi... "Victimes et fonctionnaires", le défi consiste désormais à savoir entretenir nos malaises. Nous sommes bien dans "l’air du temps", nous sommes de notre époque.
 
 "O vous les porteurs de la foi, répondez à l’appel de Dieu et de Son Envoyé quand ils vous appellent à ce qui vous fait vivre et sachez que Dieu se place entre l’homme et son cœur..." Un message ? Un signe ? Une solution ? Observer le monde ou son quartier, devenir un spectateur très objectif de ses dérives et finir par porter sa foi comme on porte un livre est un piège. Dieu parle à chacun et dessine le chemin : la vie, la vraie vie, est à l’intérieur et Dieu, près du cœur, octroie la lumière et le discernement à la conscience lucide. C’est l’appel intime de Dieu et l’exemple de son Envoyé : la source, la force, l’énergie et la vigueur naissent du cœur, se forgent dans l’amour et transforment notre regard sur le monde pour que nous puissions enfin le transformer et le réformer. Tel est le sens du verset : "Dieu ne change pas ce qui est en un peuple avant qu’ils ne changent ce qui est en eux-mêmes". "Ils" c’est nous, c’est chacun d’entre nous, c’est toi, c’est moi : que faire ? par où commencer ?
 
 Orienter ta lucidité vers l’intérieur. Retrouver le chemin de ta propre fragilité et l’accepter. Retrouver Dieu entre toi et toi : te souvenir de Lui, Lui parler, chercher à accéder à Sa confiance. Loin des êtres humains, près de Lui... en toi. La route commence toujours au centre même si l’illusion d’optique te donne l’impression qu’elle y mène. Abraham était, à lui seul, une communauté avant d’être le père d’une communauté d’êtres. La conscience de ta fragilité, auprès de Dieu, te fait accéder à une confiance en Sa proximité et en Sa force. Alors tu sens, tu sais, tu comprends que tout est possible. Tout est possible. Au-delà de la folie des hommes et de leur cupidité, au-delà de leur violence et de leurs trahisons, au-delà du malheur qu’ils répandent... Tout est possible et Dieu accompagne et protège ceux qui cherchent Son Amour et Sa confiance. Hier tu te sentais victime et spectateur... ton cœur avec Dieu t’offre la liberté de ceux qui agissent. Il ne s’agit pas seulement de "croire" en Lui : âmana ne veut pas dire "croire" mais bien plutôt "accéder à la confiance et à la sécurité". Tu te trompes de route si tu te trompes de traduction. Le meilleur des vêtements sur la terre est celui de la conscience intime de Dieu (at-taqwâ) : ce sont le souvenir, l’intensité et la confiance en Dieu qui offrent la persévérance et la certitude que tout Lui est possible. A toi de faire ce que tu peux, tout ce que tu peux, à la limite de ce que tu peux... chaque jour, avec la certitude et la confiance que ce qu’Il veut adviendra. Même si tous les êtres de la terre détruisaient et détruisaient encore, Lui seul est le Maître de la création et attend de toi que tu construises, bâtisses, organises, et réformes... inlassablement, pour Lui, pour les hommes, pour la création. Par amour, par dignité... pour témoigner : Dieu est l’Unique et Muhammad (BSL) est Son Envoyé.
Par iznagoude
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Dimanche 11 décembre 2005
La Tawba (le repentir) est un signe d'une soumission à la volonté d'Allah. Le serviteur qui cherche l'agrément d'Allah n'abandonne jamais le repentir. Il maintient l'état de Tawba jusqu'à sa mort. Quoi que soit son état de croyance, il fasse de Tawba son compagnon constant. Son besoin du repentir à la fin, juste comme au début, emporte sur tout autre besoin. Allah Exalté soit-Il dit :
{Et repentez-vous tous devant Allah, ô croyants!, afin que vous récoltiez le succès} [Coran, 24:31].
Ce verset est extrait d'une sourate médinoise (Al-Nour: La lumière) qu'Allah adresse aux croyants qui sont les meilleurs. Il les invite à se repentir après qu'ils aient déjà cru, subi des épreuves de foi et de patience, émigré et accompli le Jihad (la guerre sainte). Le succès ultime est donc fonction du repentir comme l'effet est fonction de la cause. Personne ne peut espérer le succès en dehors de Tawba. Allah Exalté soit-Il dit :
{Et quiconque ne se repent pas, les-voilà les injustes} [Coran, 49:11].
Allah, Gloire à Lui, divise Ses serviteurs en 2 catégories: Les repentants et les injustes. Il n'y a pas de troisième catégorie; Allah appelle donc ceux qui ne font pas le Tawba "les injustes", et il n'y a pas de pire qu'une personne ne se repent pas à la suite de ses mauvaises actions. Ceci est l'état d'une personne qui ignore son Seigneur et Ses droits, et qui ne voit pas ses propres défauts et ses mauvaises actions. Le Prophète, bénédiction et paix sur lui, dit: «O les gens! repentez-vous pour Allah. Par Allah, je me repens pour Lui plus que soixante-dix fois par jour» [Boukhari]. Ses compagnons comptaient dans chaque rassemblement son énoncé cent fois «O mon Seigneur! pardonne-moi et accepte mon repentir, c'est Toi At-Tawwab (Celui qui accepte le repentir), Al-Ghafour (Celui qui pardonne)». Le prophète dit aussi: «Personne ne sera sauvé (le jour de Jugement) pour ses (bons) actes». Les compagnons lui demandèrent: même toi ô Messager d'Allah!, il répondit: «même moi, à moins qu'Allah m'accorde Sa pitié et Sa grâce».
La Tawba est le retour à l'adoration d'Allah, c'est également l'éloignement de la voie de ceux qui ont encouru la colère d'Allah. Ceci ne peut être accompli que si Allah l'Exalté nous guide dans le droit chemin. Le serviteur ne peut gagner le droit chemin que par l'aide d'Allah et la Tawba. La Sourate "Al-Fatiha" explique ce concept de la façon la plus complète et la plus éloquente. Celui qui médite cette Sourate en vivant ses directives, réalisera qu'on ne peut pas la réciter, avec une vraie récitation d'un serviteur, sans avoir accompli sincèrement la Tawba. Certes, le droit chemin ne peut pas être atteint avec l'indifférence aux péchés ou la persistance sur ces péchés. L'indifférence aux péchés s'oppose à l'accès au droit chemin, et la persistance sur les péchés inverse l'intention et la volonté du serviteur. Par conséquent, la Tawba ne sera valide qu'après avoir reconnu les péchés, les admis et cherché à se débarrasser de leurs mauvaises conséquences.
Le premier aspect de Tawba est donc de voir comment était-on emporté loin de la recherche de l'agrément d'Allah tout en commettant les péchés. Nous devons réaliser ensuite qu'Allah ne nous a pas sauvegardé des péchés et nous devons réfléchir comment pouvons-nous pécher et persister sur le péché sans nous rendre compte qu'Allah nous regarde. Par contre, si le serviteur cherchait protection auprès Allah, il ne serait pas allé loin du droit chemin: {Quiconque s'attache fortement à Allah, il est certes guidé vers un droit chemin} [Coran, 3:101]. Si cet attachement à Allah était ferme, on ne serait jamais abandonné par Allah: {... et attachez-vous fortement à Allah. C'est Lui votre Maître. Quel Excellent Maître! Et quel Excellent Soutien!} [Coran, 22:78]. En d'autres termes, toutes les fois que nous tenons fortement à Allah, Il nous protégera contre les tentations et contre le diable. Ces deux ennemis, les tentations de l'âme et le diable, ne quittent jamais la personne. Le niveau d'aide rendu pour vaincre ces ennemis est dépendant du niveau de notre dépendance et notre attachement à Allah. Si nous ne tenons pas fermement à Allah, nous irons loin de la protection d'Allah. C'est en effet la vraie perte. Allah pourrait nous avoir aidés à rester loin des péchés, mais comme nous L'avons abandonné, nous avons été permis d'écouter et d'obéir les tentations de notre âme.
Quand le serviteur devient insouciant aux conséquences de ses péchés, il trouve le plaisir quand il satisfait ses désirs. Ce plaisir dans la désobéissance est une évidence de son ignorance de la Grandeur de Celui qu'il désobéit, et de son ignorance des effets néfastes de ses péchés. Le plaisir avec le péché est plus nuisible que le péché lui-même. Le fidèle croyant ne peut jamais avoir du plaisir avec le péché, mais au contraire, le péché doit être toujours suivi par le chagrin. En effet, l'intoxication par les désirs entrave le sentier du remords. Quand le coeur devient vide d'un tel chagrin et la personne est heureuse avec le péché, elle devrait remettre en cause sa foi et pleurer pour la mort de son coeur. Si elle était vivante, elle aurait été triste pour avoir commis un péché, grand ou petit. Les effets mauvais du péché passent inaperçus pour nous-mêmes ainsi que pour nos frères et soeurs dans l'Islam. L'assiduité dans l'auto-évaluation de notre état est nécessaire pour nous guider loin des péchés et ses effets destructifs. Cela peut être réalisé en suivant les étapes suivantes :
Craindre de mourir avant de se repentir.
Regretter de rater les bonnes actions au moment de la désobéissance d'Allah.
Oeuvrer sérieusement pour regagner ce qui a été manqué.

Si on devient indifférent vis à vis du péché, celui-ci persiste, ce qui indique une désobéissance perpétuelle avec l'intention de commettre le péché à plusieurs reprises. Un part de la punition pour un péché est parce qu'il mène vers un autre péché, puis un autre, et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'il détruise complètement la personne si elle ne se repent pas. La persistance sur un péché est un autre péché. L'absence d'une tentative pour annuler le péché signifie la persistance de péché et la satisfaction en sa présence. C'est bien le signe de la ruine. Ce qui est encore de plus mauvais, c'est l'accomplissement du péché en public, surtout quand on est sûr qu'Allah regarde et observe tout. D'où la grande contradiction, car si on ne croit pas qu'Allah nous observe, on sera complètement hors du royaume de l'Islam. Il faut ainsi prendre en considération, à l'égard du pécheur, deux choses: le manque d'embarras quand on sait qu'Allah observe tout, et le manque de la crainte de sortir de l'Islam. Par conséquent, une des conditions de l'acceptation de la Tawba est que le pécheur doive croire fermement qu'Allah l'observait et qu'Il observera toujours.
La réalité de la Tawba est de retourner à Allah, elle n'est pas complète si on ne connaît pas les Noms d'Allah et Ses Attributs et si on ne sait pas qu'ils se manifestent en Lui-même et dans ce monde. Le serviteur repentant doit savoir qu'il était loin de son Seigneur, capturé dans la poignée de son ennemi. Il n'est tombé dans les griffes de son ennemi que par ignorance de son Seigneur. Il doit savoir quand et comment est-il devenu ignorant, et quand et comment est-il capturé. Il doit savoir que la Tawba exige de la grande détermination et de la conscience complète pour pouvoir se sauver et retourner à son Seigneur le Miséricordieux. Il doit réaliser que son retournement à son Seigneur implique réellement un éloignement de la voie de destruction, où son ennemi l'avait amené. Il doit connaître le nombre d'étapes qui l'ont emporté loin du sentier d'Allah et les efforts et les obstacles qu'il doit envisager pour retourner au droit chemin.
Par l'Erudit Imam Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyyah.
Extrait du livre: Madarij Assalikine.
Par iznagoude
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