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ذكر الله نعمة كبرى، ومنحة عظمى، به تستجلب النعم، وبمثله تستدفع النقم
وهو قوت القلوب، وقرة العيون، وسرور النفوس، وروح الحياة، وحياة الأرواح. ما أشد حاجة العباد إليه،
 وما أعظم ضرورتهم إليه، لا يستغنى عنه المسلم بحال من الأحوال
 . قال رسول الله صلى الله عليه وآله: بادروا إلى رياض الجنة، فقالوا: وما رياض الجنة؟! قال: حلق الذكر

 

 

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Il y a  6  personne(s) sur femmes musulmanes

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Islam

Dimanche 27 novembre 2005

Â’ishah Bint Abî Bakr, que Dieu l’agrée

La Mère des Croyants

  La vie de `Â’ishah est la preuve qu’une femme peut être bien plus instruite qu’un homme et qu’elle peut être le professeur de savants et d’experts. Sa vie montre aussi qu’une femme peut exercer une influence sur les hommes et les femmes et leur apporter l’inspiration et l’union. Sa vie est enfin la preuve que cette même femme peut être complètement féminine et être une source de plaisir, de joie et de réconfort pour son mari.
  Elle ne fut diplômée d’aucune université car il n’y avait pas d’universités à cette époque. Cependant, ses discours sont étudiées dans les facultés de littérature, ses déclarations juridiques sont étudiées dans les Ecoles de Droit et sa vie ainsi que ses œuvres sont étudiées par des étudiants et des enseignants en Histoire Islamique depuis un millier d’années.
  L’essentiel de ses vastes connaissances fût acquis alors qu’elle était encore jeune. Dans sa petite enfance, elle fût élevée par son père qui était très aimé et respecté car c’était un homme qui disposait d’un grand savoir, de manières courtoises et d’une présence agréable. De plus, il était l’ami le plus proche du noble Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix) qui lui rendait souvent visite, et ce, depuis les tous premiers jours de sa mission.
  Dans sa jeunesse, déjà connue pour sa frappante beauté et sa formidable mémoire, le Prophète lui-même lui porta un soin et une attention particuliers. En tant qu’épouse et compagne du Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix), elle acquit un savoir et une perspicacité qu’aucune autre femme n’a atteints à ce jour.
  `Â’ishah devint la femme du Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix) à la Mecque alors qu’elle était à peu près dans sa dixième année, mais son mariage ne fût pas célébré avant la deuxième année de l’Hégire, alors qu’elle avait entre quatorze et quinze ans [2]. Avant et après son mariage, elle garda une jovialité et une innocence naturelles et ne semblait pas intimidée par l’idée d’être mariée au Messager de Dieu (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix), lui que tous ses compagnons, y compris les parents de `Â’ishah, traitaient avec un amour et une révérence qu’ils ne vouaient à aucune autre personne.
  A propos de son mariage, elle rapporta que peu de temps avant qu’elle ne quitte la maison de ses parents, elle se rendit dans la cour pour jouer avec une amie qui était de passage :
" Je m’amusais à la balançoire et mes longs cheveux étaient en désordre, dit-elle, ils vinrent me chercher pour me préparer".
  Ils la vêtirent d’une robe de mariage faîte à partir d’une fine étoffe ornée de rayures rouges, venant du Bahrayn, puis sa mère l’amena vers la maison nouvellement construite où quelques femmes des Ansars [3] attendaient devant l’entrée. Elle la félicitèrent avec ces mots : " Que le bien et le bonheur soient toujours présents ! " Puis, en la présence du Prophète souriant (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix), un bol de lait fut apporté. Le Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix) but de ce lait et en offrit à `Â’ishah. Elle refusa timidement mais, lorsqu’il insista, elle fit de même et proposa le bol à sa sœur Asmâ’ qui était assise derrière elle. D’autres personnes en burent également, et ce fût tout de leur simple et solennelle cérémonie de mariage. Il n’y eut pas de fête.
  Son mariage avec le Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix) ne changea pas son comportement enjoué. Ces jeunes amies allaient régulièrement lui rendre visite dans ses appartements.
  " Je jouais avec mes poupées, dit-elle, avec les filles qui étaient mes amies, et quand le Prophète venait, elles fuyaient vite hors de la maison mais il sortait pour les ramener à l’intérieur car il était heureux de voir mon bonheur de les avoir près de moi". Quelques fois, il disait " Restez où vous êtes " avant qu’elles n’aient le temps de partir, et il se joignait également à leurs jeux. `Â’ishah dit : " Un jour, le Prophète vint alors que je jouais avec les poupées et dit : " O `Â’ishah, quel est ce jouet ?". "C’est le cheval de Salomon, dis-je, et il se mit à rire". Quelques fois quand il rentrait, il se cachait derrière son manteau afin de ne pas déranger `Â’ishah et ses amies.
  Les premiers temps qu’`Â’ishah vécut à Médine furent également les moments les plus graves et les plus anxieux. Une fois, son père et deux compagnons qui étaient avec lui attrapèrent une fièvre dangereuse qui était fréquente à Médine durant certaines saisons. Un matin, `Â’ishah alla lui rendre visite et fut stupéfaite de trouver les trois hommes gisants faibles et exténués. Elle demanda à son père comment il allait et lui répondit dans un style qu’elle ne put comprendre. Les deux autres lui répondirent également avec des vers de poésie qui lui semblaient n’être que des bredouillements inintelligibles. Elle fût profondément troublée et rentra auprès du Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix) en disant :
"Ils divaguent complètement à cause de leur forte fièvre". Le Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix) demanda ce qu’ils avaient dit et fût quelque peu rassuré lorsqu’elle répéta certains des mots des vers qu’ils avaient récités et qui avaient un sens, même si elle ne les comprenait pas complètement. Ceci est une démonstration de son grand potentiel de mémorisation, qui, au fil des années, allait servir à préserver les précieux dires du Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix).
  De toutes les femmes du Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix), il est clair qu’`Â’ishah était la plus aimée. De temps en temps, un de ses compagnons demandait :
" O Messager de Dieu, quelle est la personne que tu aimes le plus en ce monde ? " Il ne répondait pas toujours la même chose car il ressentait un amour énorme pour ses filles et leurs enfants, pour Abû Bakr, `Ali, Zayd et son fils Usâmah. Mais de ses femmes, la seule qu’il nomma dans de telles circonstances fut `Â’ishah. Elle l’aimait également énormément et cherchait souvent à se rassurer du fait qu’il l’aimait. Une fois, elle lui demanda "comment est ton amour moi ? "
"Comme le nœud de la corde", dit-il en signifiant ainsi qu’il était fort et sûr. Puis de temps à autres, elle lui demandait : " comment est le nœud ? ", il répondait : "`alâ hâlihâ" c’est-à-dire "dans le même état".
  Son amour pour le Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix) était un amour jaloux et elle ne supportait pas que le Prophète ait des égards vis-à-vis des autres, au-delà de ce qu’elle considérait suffisant. Elle lui demanda :
" O Messager de Dieu, dis-moi, si tu te trouvais entre les deux pentes d’une vallée et que l’une d’entre elles ait été broutée et pas l’autre. Sur laquelle des deux ferais-tu paître tes troupeaux ? "
" Sur celle qui n’a pas été broutée" répondit le Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix). " De même, dit-elle, je suis différente de tes autres femmes. Chacune d’entre elles a eu un mari avant toi, sauf moi ". Le Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix) lui sourit et ne dit pas un mot.
  Quelques années plus tard, `Â’ishah parla de sa jalousie en ces termes : " Je n’étais pas aussi jalouse des femmes du Prophète que je l’étais de Khadîjah, parce qu’il la mentionnait constamment et parce que Dieu lui avait ordonné de lui annoncer la bonne nouvelle de la disposition pour elle de pierres précieuses dans le Paradis. Et à chaque fois qu’il sacrifiait un mouton, il en envoyait une partie à toute personne ayant fait partie de ses amis intimes. A maintes reprises, je lui ai dit : " On dirait qu’il n’y a jamais eu d’autre femme sur terre à part Khadîjah".
  Une fois, alors qu’`Â’ishah se plaignait et demandait pourquoi il parlait aussi bien d’une "veille femme de Qoraïsh", le prophète fût blessé et dit : " Elle fût la femme qui crut en moi alors que les autres me rejetèrent. Quand les gens me traitaient de menteur, elle affirmait ma sincérité. Lorsque je fus abandonné, elle dépensa sa fortune pour alléger le fardeau de mon chagrin… "
  Malgré cette jalousie qui n’était guère destructrice, `Â’ishah avait l’âme généreuse et patiente. Elle supporta la pauvreté dans le foyer du Prophète ainsi que la faim qui duraient souvent de longues périodes. Pendant plusieurs jours, aucun feu n’était allumé dans la demeure très pauvrement meublée du Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix) pour cuisiner ou préparer du pain, et ils se nourrissaient surtout de dattes et d’eau. La pauvreté ne fut pas une cause d’humiliation ou de chagrin pour elle ; se contenter du peu qu’elle avait, quand cela fut nécessaire, ne troubla en rien son style de vie.
  Une fois, le Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix) se tint à l’écart de ses femmes pendant un mois car elles l’avaient chagriné en lui demandant ce qu’il ne possédait pas. Ceci se passa après l’expédition de Khaïbar quand l’accroissement des richesses aiguisa leur appétit pour les présents. Lorsqu’il revint de cette retraite qu’il s’était imposé, il alla tout d’abord chez `Â’ishah. Elle se réjouit de le voir mais il avait reçu une révélation qui lui imposait de lui donner deux possibilités. Puis il récita les versets :
"O Prophète ! Dis à tes femmes : Si vous désirez la vie de ce bas monde et ses ornements, alors venez et je vous accorderai ces biens, et je vous laisserai libres. Mais si vous recherchez Dieu et son Messager ainsi que la réussite dans l’au-delà, alors Dieu vous a préparé une immense récompense pour ce que vous avez fait de bien".
La réponse de `Â’ishah fut la suivante :
" En vérité, je recherche Dieu et son Messager ainsi que la réussite dans l’au-delà " et sa réponse fut suivie par celles de toutes les autres.
  Elle resta fidèle à son choix durant toute la vie du Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix) et après. Plus tard, lorsque les musulmans eurent accès à de grandes richesses, on lui offrit un don de cent milles dirhams. Elle était en état de jeûne lorsqu’elle reçut cet argent et elle le distribua entièrement aux pauvres et aux nécessiteux alors qu’elle n’avait aucune provision chez elle. Peu de temps après, une servante lui dit : " peux-tu acheter de la viande pour un dirham afin de rompre ton jeûne ? ". " Si je m’en étais souvenu, je l’aurais fait " dit-elle.
  L’affection du Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix) pour `Â’ishah dura jusqu’à la fin. Pendant sa maladie, après suggestion de ses femmes, il resta dans ses appartements. La plupart du temps, il restait allongé sur un matelas, la tête reposant sur la poitrine ou les genoux de la Mère des Croyants `Â’ishah. C’est elle qui pris un siwâk auprès de son frère, le mâcha afin de le ramollir et le donna au Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix). Malgré sa faiblesse, il frottait ses dents avec de façon vigoureuse. Peu de temps après, il perdit conscience et `Â’ishah pensa que c’était la mort qui était arrivée, mais il ouvrit les yeux une heure plus tard.
  `Â’ishah est celle qui a rapporté pour nous ces moments d’agonie de l’homme le plus honoré de la création d’Allah, son Messager bien-aimé (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix).
Quand il ouvrit les yeux encore une fois, `Â’ishah se rappela qu’il lui avait dit : "Aucun Prophète n’est emporté par la mort, jusqu’à que sa place au Paradis lui soit montrée et que le choix de vivre ou de mourir lui soit donné".
  " Maintenant, il ne nous choisira pas " se dit-elle, quand elle l’entendit murmurer : " Avec l’Assemblée suprême au Paradis, avec ceux à qui Dieu a donné ses faveurs, les prophètes, les martyrs et les droits… ". Puis elle l’entendit encore murmurer : " O Seigneur, avec l’Assemblée suprême ", et ce furent les derniers mots qu’elle l’entendit prononcer. Progressivement, sa tête se fit plus lourde sur sa poitrine et d’autres personnes dans la pièce se mirent à se lamenter, puis, `Â’ishah posa sa tête sur un oreiller et les rejoignit dans leurs lamentations.
  Sur le sol de la chambre de `Â’ishah, près du matelas où était allongé le Prophète, on creusa la tombe où il fût enterré dans une profonde tristesse et un grand chagrin.
  `Â’ishah vécut environ cinquante ans après la mort du Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix). Elle fut sa femme durant dix années. La plupart de son temps passa dans l’apprentissage et l’acquisition du savoir des deux plus importantes sources de la guidance d’Allah ; Le Coran et la Sunnah de son Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix). `Â’ishah fût parmi les trois femmes (les deux autres furent Hafsah et Umm Salamah) qui mémorisèrent la Révélation. Tout comme Hafsah, elle eut son propre manuscrit du Coran après la mort du Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix)
  En ce qui concerne les Hadiths ou les dires du Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix), `Â’ishah est une des quatre personnes (les trois autres étant Abû Hurayrah, Abdullah Ibn `Umar et Anas ibn Malik) qui transmirent plus de deux milles hadîths. Nombreux sont les récits concernant des aspects intimes de la personnalité du Prophète que seule une personne dans la position de `Â’ishah aurait pu connaître. Le plus important, c’est que sa connaissance des hadiths fut transmise par écrit par au moins trois personnes, dont son neveu `Urwah qui devint un des plus grands savants de la génération suivant celle des compagnons.
  Beaucoup des compagnons du Prophète et de leurs successeurs ont bénéficié du savoir de `Â’ishah. Abû Mâsâ Al-Ash`arî dit une fois : "Si les compagnons du Messager de Dieu (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix) rencontraient quelque difficulté que ce soit sur un sujet précis, ils interrogeaient `Â’ishah".
  Son neveu `Urwah affirma qu’elle était brillante, non seulement en matière de Fiqh, mais aussi en médecine et en poésie. Beaucoup des compagnons du Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix) sont venus lui demander conseil à propos de questions d’héritage qui requièrent un fort esprit matheux. Les savants la considèrent comme faisant partie des premiers Fuqaha (Jurisconsultes) de l’Islam avec d’autres personnes telles que `Umar Ibn Al-Khattâb, `Ali et Abdullâh Ibn `Abbâs. En ce qui concerne son immense savoir, cette parole du Prophète est rapportée : " Apprenez une partie de votre religion (din) auprès de la humayrâ - fille rousse". "Humayra", voulant dire "Rousse", était une épithète donnée à `Â’ishah par le Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la Paix).
  `Â’ishah ne possédait pas seulement le savoir, mais elle fût également très active au niveau de l’éducation et des réformes sociales. En tant que professeur, elle avait une façon de s’exprimer claire et persuasive et ses capacités oratoires furent décrites par Al-Ahnaf en des termes superlatifs. Il dit : " J’ai entendu des discours d’Abû Bakr, `Umar, Uthman et `Alî et des Califes jusqu’à ce jour, mais je n’ai jamais entendu de discours plus persuasifs et aussi beaux que ceux qui sont sortis de la bouche de `Â’ishah".
  Hommes et femmes venaient de loin pour profiter de son savoir. Il est dit qu’il y avait plus de femmes que d’hommes. En plus de répondre à des questions, elle prenait sous sa garde les garçons et les filles, nombre d’entre eux étant orphelins, et leur enseignait avec soin. Et ceci en plus de ses proches qui recevaient une éducation de sa part. Ainsi, sa maison devint une école et une académie.
  Certains de ses étudiants étaient remarquables. Nous avons déjà mentionné son neveu `Urwah comme étant un rapporteur de hadiths distingué. Parmi ses élèves femmes, il y eut `Umrah Bint `Abd Ar-Rahmân. Elle est considérée par les savants comme faisant partie des narrateurs de hadiths les plus fiables et est connue pour avoir été la secrétaire de `Â’ishah, recevant et répondant aux lettres qui lui étaient adressées. L’exemple de `Â’ishah mettant l’accent sur l’éducation et en particulier sur l’éducation des femmes musulmanes et un exemple à suivre.
  Après Khadijah Al-Kubra (la plus grande) et Fatimah Az-Zahra (la resplendissante), `Â’ishah As-Siddîqah (la véridique) est considérée comme la meilleure femme en Islam. Du fait de sa forte personnalité, elle fût leader dans tous les domaines de la connaissance, dans la société, en politique et en matière de guerre. Elle regretta souvent son implication dans la guerre mais elle vécut assez longtemps pour retrouver la position de femme la plus respectée de son temps. Elle mourut durant l’année 58 de l’Hégire, pendant le mois de Ramadan, et comme elle l’avait requis, elle fût enterrée dans le Jannat Al-Baqî`, dans la ville illuminée, là où d’autres compagnons du Prophète sont enterrés.
  •     Traduit de "Companions of The Prophet", Vol.1, écrit par Abdul Wâhid Hâmid.
  •     Il y a diverses opinions quant à l’âge précis de `Â’ishah lorsqu’elle épouse la Prophète. L’auteur ici opte pour 14 ans pour ce qui est de la consommation de ce mariage. Les différentes sources, même si ellesne s’accordent pas sur cette date, affirment que `Âi’shah était nubile lorsque son mariage fut consommé.
  •     Les Ansars sont les médinois qui ont soutenu et accueilli le Prophète et les Muhajirîn - les musulmans Emigrés ayant quitté la Mecque pour s’installer à la ville du Prophète, la Médine.

UP

Par iznagoude
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Samedi 3 décembre 2005
 Comment accéder à l'amour d'Allah?

 
Il n'y a pas si longtemps, durant la préparation de mon doctorat, j'ai réussi à accéder provisoirement à un sentiment extraordinaire, unique et si merveilleux. Tant j'en avais besoin, cette affection s'est avérée être vitale pour moi en tant que croyant. Une sensation qui, un jour je l'espère ne partira plus jamais de mon coeur... je l'espère ardemment... C'est seulement après ma septième année de conversion à islam que j'ai commencé à réaliser que cette sensation si agréable est en réalité, L'AMOUR D'ALLAH... Je n'ai pas réussi à comprendre cela auparavant. C'était flou, confus...
Comment suis-je parvenu à cette tendresse du Très-Affectueux? A dire vrai, c'est Dieu, le Tout-Miséricordieux, qui était clément envers moi, en me guidant vers cette inclination. Autrement, avec tout l'effort du monde je n'aurais jamais pu réussir seul...
En effet lors de la préparation de ce doctorat, des pressions et des stress m'inondaient de toute part : la chimie qui ne marchait que rarement, des expériences qui échouaient à presque tous les coups, des exigences énormes de résultats venant de mon directeur et de l'industrie pharmaceutique pour laquelle je travaillais. Trois années de travail acharné dans la recherche, et j'avais l'impression de piétiner, de marcher à reculons. J'avais le sentiment de faire du surplace et j'étais devenu comme un robot. Je n'arrivais plus à réfléchir, mon cerveau s'était bloqué. J'étais devenu idiot, je n'apprenais rien et je ne faisais rien avancer. Le stress était tel que je ne trouvais plus le sommeil ni l'appétit. Je me réveillais avec de la sueur froide en pleine nuit, réveillé par des cauchemars où je voyais des molécules qui s'agitaient dans tous les sens! La dépression a commencé à sévir en moi. Tout ce que je touchais, je voyais ou je faisais, je l'interprétais en mal, en négatif. Cela fut un moment douloureux de ma vie. Je dois avouer que durant 12 années d'études, je n'avais jamais autant souffert que ces trois années-là. Une douleur psychique profonde, d'autant plus que mon entourage en général était insensible à ma peine! Cela était terrible! Je voyais la plupart de mes amis, seulement lorsque l'on devait partager un repas ensemble. Autrement, ils disparaissaient. Peu de compréhension et de miséricorde de leur part. C'est comme s'ils étaient eux aussi devenus des robots à leur tour. Ce manque de solidarité me peinait. Cependant avec beaucoup de recul, je remercie humblement Allah que ces amis ne s'étaient pas intéressés à moi, car c'est grâce à cette indifférence générale que mon besoin d'affection de Lui, le Très-Noble, était devenu plus grand et plus vital encore... Vu que mon entourage ne me prodiguait pas ce soutien psychologique, plus que jamais je m'accrochais à mon Créateur et je Lui demandais continuellement de m'aider... à Lui, Lui Seul...
Mais cette insensibilité de leur part me torturait tout de même et cela ne faisait qu'ajouter aux problèmes que j'avais déjà au laboratoire. Où justement, des hypocrites se sont comportés comme des animaux avec moi. Des gens sans coeur qui prétendent être des scientifiques! Ne véhiculant en eux aucune valeur humaine! Depuis qu'ils ont su que j'étais musulman, ils ont multiplié leurs mesquineries, leurs abjections. Avec cette ambiance atroce au laboratoire et un manque cruel de sensibilité de mon entourage, j'ai essayé une vingtaine de fois de démissionner. Réellement, j'ai voulu tout arrêter, tout abandonner pour aller reposer mon esprit qui souffrait tant. Durant cette épreuve difficile, je me répétais sans cesse un verset du Coran: «Certes après la difficulté, viendra la facilité ...». J'ai tout fait pour que ce verset devienne LA devise de ma vie. Je pleurais sans cesse. J'ai demandé avec insistance à Allah de me libérer de cette torture, de cette flamme qui brûlait mon âme. J'ai senti que mon existence était devenue impossible à vivre. Je voulais continuellement fuir, partir loin de mes problèmes. A chaque fois que j'écoutais une cassette de récitation du Coran, je pleurais. Mais ce qui me faisait le plus souffrir avant tout, c'est d'avoir cru qu'Allah m'avait abandonné, à tel point qu'Il ne voulait plus répondre à mes prières. Cette idée m'avait terriblement affligé! Mes larmes ne cessaient de couler chaque fois que je pensais à cela. Je répétais sans cesse «Ne m'abandonne pas! Ne m'abandonne pas mon Seigneur! Je T'en supplie, ne me laisse pas... Aide-moi... Ne laisse pas un de Tes serviteurs sans Ta guidance ...». A un moment, j'ai perdu espoir en Dieu, en Sa Miséricorde, en Sa Bonté... J'ai commencé à être ingrat...
C'est dans les moments difficiles que l'on voit vraiment sa foi, sa conviction. C'est dans ces moments-là que le besoin de Dieu est immense. D'ailleurs, je me demande comment ils font ces non-croyants dans des épreuves redoutables de la vie? Comment arrivent-ils à espérer encore de la vie, face aux décès de leurs proches? Comment trouvent-ils le réconfort de l'âme sans ce soutien divin? Sans cette spiritualité? Or pour ma part, grâce à l'islam, au lieu d'être traumatisé par cette épreuve, j'en suis sorti avec une plus grande force morale et une conviction accrue!
En effet, Allah ne m'avait pas abandonné à mon propre sort. Au contraire, Il m'a fait passer ce test pour que je devienne plus fort. Pour preuve, durant ces moments terribles j'ai découvert un jour le site www.bostani.com du Dr Abbas al-Bostani et je me suis mis en contact avec lui par e-mail. (Ah internet! Si tu n'étais pas là! Mais comme tu es là, tu apportes aussi ton fléau, ton illusion au monde puisque chaque personne s'enferme dans sa bulle avec toi. Ainsi, nous sommes devenus tes zombies...)
Vrai philanthrope qu'il est, le frère Dr al-Bostani, avec une générosité extraordinaire, sans calcul, ni intérêts d'aucune sorte (une pureté bien rare de nos jours), n'a pas hésité à m'envoyer une trentaine de livres gratuitement de son édition sur l'islam, dont le plus précieux était: «Comment aimer Allah?». Ce livre était mon diamant, mon trésor, mon secret, ma maîtresse... Avec tous mes problèmes de la journée, tout ce que j'espérais c'était de me retrouver chez moi seul, dans la nuit, et d'être dans les bras de ma bien-aimée, mon réconfort, ma paix... mon livre. J'ai dévoré cet écrit comme Gargantua qui n'avait pas mangé depuis des siècles! Je l'ai lu et relu d'une façon incessante. Je scrutais le moindre mot, la moindre phrase. Grâce à ce minuscule livre, j'ai trouvé une paix immense, un soulagement sans bornes à mes douleurs. Je m'attristais lorsque je devais partir au travail, lorsque je devais me séparer de lui... Dans mon intimité, seul avec ma souffrance, je pleurais et j'invoquais Allah sans relâche, de me faire sentir cet amour tant vanté dans ce livre...
Puis un jour, en prenant ma voiture pour aller au laboratoire, j'ai ressenti quelque chose d'étrange ce matin-là. Une sensation de bien-être, de bien-vivre, de joie, de bonheur intense en moi... Je n'ai pas su dans l'immédiat, mais par la suite, j'ai compris ce jour-là qu'Allah, par Sa Très Grande Miséricorde, m'avait fait goûter provisoirement SON AMOUR. Que j'étais heureux! J'avais l'impression d'être sur un nuage! Je me sentais léger... J'avais le sentiment de flotter dans l'air... Une douceur indéfinissable envahit mon coeur... Un délicat parfum venu de très loin, mais si attirant, s'infiltra dans mon âme... Moi qui avais tous ces problèmes non résolus et voilà que je me suis mis à planer! Certains pourraient croire que je me suis «shouté» avec mes molécules chimiques, mais non! Mais non! Je vous assure, je n'avais rien pris, même pas de café (que je n'aime pas d'ailleurs)! Je savais pertinemment que cet état de grâce était provisoire, alors j'en profitais au maximum en m'isolant des autres êtres humains, pour aller déguster égoïstement ce délice, ce plaisir... Un ami doctorant, travaillant dans le même bâtiment de recherche, m'aperçut et me demanda très étonné puisque la veille, il m'avait vu si démoralisé: «Qu'est-ce que tu as? Tu as l'air si heureux?». J'ai vu dans son regard qu'il croyait que j'avais passé une nuit de rêve avec une femme! Mais il ne connaissait pas mon secret...
Cette douce béatitude était unique, incomparable, inestimable pour celui qui l'a vécu un temps si court soit-il... Au beau milieu des gens, j'étais là physiquement, mais mon esprit était ailleurs, loin de tout et de tout le monde. J'avais trouvé ce qu'on appelle le BONHEUR SUPREME, le Nirvana.......................
 
Par iznagoude
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Dimanche 4 décembre 2005

Allâh (تعالى) a dit :

"Aidez-vous les uns les autres à l'accomplissement du bien et de la piété".
Sourate 103 : 1. Par les temps éternels. 2. L'homme va assurément à sa perte. 3. Sauf ceux qui ont cru, qui ont fait les bonnes œuvres, qui se sont recommandé la vérité et la justice et qui se sont recommandé la patience.
L'imam Ach-Châfi'i, qu'Allâh lui donne Sa miséricorde, a dit des paroles dont le sens est le suivant : "Les gens, ou la plupart d'entre eux, sont trop distraits pour méditer sur le sens de ce chapitre".
Pour ce qui est des hadiths, en voici quelques-uns :
  •     D'après Zeyd Ibn Khaled Al-Jouhanni (رضي الله عنه), le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Celui qui équipe un combattant au service de Allâh, a le même salaire (auprès d'Allâh) que lui et celui qui remplace dans le bien un combattant dans sa famille a le même salaire que lui". (Al-Boukhâri, Mouslim)
  •     D'après Abou Sa'îd Al-Khoudri (رضي الله عنه), le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) a envoyé une expédition contre les Bani Lahyân composée d'hommes de la tribu de Houdheyl. Il dit : "Qu'un homme sur deux prenne part à l'expédition et le salaire est par les deux". (Mouslim)
  •     D'après Ibn 'Abbâs (رضي الله عنهما), le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) rencontra un groupe d'hommes montés à Arrawhâ' (près de Médine).
    Il dit : "Qui êtes-vous?"
    Ils dirent : "Des musulmans".
    Ils dirent : "Qui es-tu?"
    Il dit : "Le Messager d'Allâh".
    Une femme lui présenta alors un enfant et lui dit : "Est-ce que le pèlerinage de cet enfant est valable?"
    Il dit : "Oui et tu as pour toi un salaire". (Mouslim)
  •     D'après Abou Moussa Al-Ach'ari (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Le trésorier musulman honnête qui exécute les ordres reçus et donne l'argent à qui de droit sans rien en diminuer et de bon cœur, fait ainsi partie de ceux qui ont fait aumône de cet argent". (Al-Boukhâri, Mouslim)


Par iznagoude
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Mardi 6 décembre 2005
 
   Quel être humain pourrait affirmer, au coeur de son intimité, ne pas connaître la violence, parfois l’agressivité, parfois la haine, parfois l’excitation d’un instinct destructeur, parfois la colère. La maîtrise de soi, la sérénité, le respect de l’autre, la douceur ne sont pas naturels, mais s’acquièrent au prix d’un effort personnel permanent. Tel est le lot des hommes : ils abordent les rivages de leur humanité par un long travail sur soi, pensé et mesuré. Chacun le sait, chaque coeur le sent.
 
  Toutes les littératures sont pleines, depuis l’aube des temps, de la traduction de cette tension qui tantôt s’apaise, tantôt agite, tantôt déchire l’intimité des hommes. De la Bhagavad Gita à la Thora et aux Évangiles, de Dostoievski à Baudelaire, l’horizon humain reste le même. Le Coran confirme la plus quotidienne des expériences :
 
 « Par une (l’) âme et ce qui l’a équilibrée et lui a inspiré son libertinage ou sa piété. Il sera certes heureux celui qui la purifie, il sera certainement perdu celui qui la corrompt. »
 
  Les deux voies sont explicites et elles s’appréhendent de façon à la fois plus vive et plus morale avec le souvenir de la vie de l’au-delà. La vie est cette épreuve de l’équilibre pour les hommes capables du meilleur comme du pire. La force spirituelle est signifiée par le choix du bien, de la bonne action pour soi et pour autrui :
 
 « C’est Lui (Dieu) qui a créé la mort et la vie pour vous éprouver et connaître celui d’entre vous qui agit le mieux. »
 
  Réformer l’espace de son intériorité, apaiser son coeur au chevet de la reconnaissance du Créateur et dans la densité d’une action humaine et généreuse, aimer dans la transparence et vivre dans la lumière, tel est le sens de la spiritualité islamique. Elle rejoint l’horizon de toutes les spiritualités qui exigent de l’homme de se doter d’une force d’être plutôt que de subir l’acharnement despotique d’une vie réduite aux seuls instincts. Cette tension vers la maîtrise de soi se traduit en arabe par le mot jihâd. Dieu a voulu la tension et a fait de sa gestion l’une des conditions d’accès à la foi et à l’humanité.
 
  Le Prophète (PBSL) demanda un jour : « Qui est donc le plus fort parmi vous ? » - Les compagnons répondirent : « Celui qui terrasse son ennemi.> Et le Prophète de répondre : « Non, le plus fort est celui qui maîtrise sa colère. »
Par iznagoude
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Jeudi 8 décembre 2005
L’interdiction de tuer les femmes lors des guerres
Par respect à la femme, l’Islam a interdit de la tuer tout comme l’enfant et le vieillard lorsque l’on mène le Jihad, sauf s’ils participent au combat :
1- Selon Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée) lorsque le messager d’Allah (P. et B. d'Allah sur Lui) envoyait une expédition militaire, il disait (P. et B. d'Allah sur Lui): «Partez au nom d’Allah, ne tuez ni un vieillard, ni un petit enfant, ni une femme. Ne prélevez rien du butin et amassez le. Maintenez la concorde entre vous et agissez de la plus belle façon: Allah aime les bienfaisants» [jugé assez bon par le vérificateur de Jami’ al Oussoul].
2- Suivant ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah l’agrée): «Au cours d’une expédition menée par le messager d’Allah (P. et B. d'Allah sur Lui), une femme a été retrouvée morte. En l’apprenant le prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) a déclaré qu’il est interdit de tuer les femmes et les enfants (dans une autre version: il a blâmé cet acte)» [Al Boukhari et Moslim].
3- Suivant Rabah Ibn ar-Rabi’ (qu’Allah l’agrée) a dit: «Alors que nous étions dans une expédition avec le prophète (P. et B. d'Allah sur Lui), les gens se sont réunis autour de quelque chose. Le prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) d’aller voir pourquoi les gens se sont rassemblés. L’homme revint et dit qu’il s’agit d’une femme qui a été tuée. Le prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) les informa qu’il ne fallait pas la tuer. Il demanda ensuite à quelqu’un autour de lui (P. et B. d'Allah sur Lui) d’aller trouver Khaled et lui recommanda de ne pas tuer les femmes et les hommes de peine (assif) [jugé assez bon par Al Albani ‘ Al Irwa ‘ 5/30].
4- Un orientaliste français avait raison de dire: «l’Histoire n’a pas connu de conquérants plus cléments que les arabes»..
Par le Cheikh Mohammad Ibn Jamil Zinou
Par iznagoude
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