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ذكر الله نعمة كبرى، ومنحة عظمى، به تستجلب النعم، وبمثله تستدفع النقم
وهو قوت القلوب، وقرة العيون، وسرور النفوس، وروح الحياة، وحياة الأرواح. ما أشد حاجة العباد إليه،
 وما أعظم ضرورتهم إليه، لا يستغنى عنه المسلم بحال من الأحوال
 . قال رسول الله صلى الله عليه وآله: بادروا إلى رياض الجنة، فقالوا: وما رياض الجنة؟! قال: حلق الذكر

 

 

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Mardi 24 janvier 2006 2 24 /01 /2006 20:27

La mort, la première des étapes menant vers l'Autre-monde

Cette étape comporte des obstacles durs à franchir et des moments difficiles à supporter. En voici deux des plus importants:

Le premier obstacle:

L'agonie et la difficulté de l'extraction de l'âme du corps. L'agonie de la mort fait apparaître la vérité: «Voilà ce dont tu t'écartais».

C'est une étape très difficile, car l'agonisant doit faire face à des épreuves de toutes sortes: les douleurs de la maladie, la paralysie de la langue, la disparition des forces du corps, les lamentations de la famille et leurs adieux, le souci de l'orphelinat des enfants, la séparation des biens, des trésors, des économies qu'on a tant peiné à obtenir durant toute une vie, et dont beaucoup seraient peut-être mélangés avec des propriétés illégales appartenant à autrui et usurpées injustement, ou des biens sur lesquels la part d'Allah (zakât, khoms, etc.) n'a pas été prélevée, ce qui en fait des biens illicites (harâm), problème auquel l'on n'a pas attaché l'importance due et dont le souci n'est né qu'une fois la mort arrivée, souci que l'Imam Ali a si bien décrit dans Nahj-ul-Balâghah:

«Il (l'agonisant) se rappelle des biens qu'il a amassés sans s'être soucié de la légalité de leur origine, ni de ce qu'ils contiennent de légal et de douteux. Il doit donc assumer les conséquences de leur thésaurisation au moment où il ne peut que s'en séparer pour le laisser à ceux qui lui succèdent et qui vont en jouir. Le résultat est que les autres en seront les heureux bénéficiaires, et à lui d'en assumer la lourde responsabilité».

D'autre part il y a la terreur de l'entrée dans un monde qu'il n'a jamais vécu avant et de la vue d'un spectacle que ses yeux n'ont jamais vu: «Et bien, Nous ôtons ton voile ta vue est perçante aujourd'hui».où il voit le Messager d'Allah (P) et les Membres de sa Famille (p), les Anges de la Miséricorde et ceux de la colère, s'apprêter à émettre leur jugement à son égard, et éventuellement une recommandation en sa faveur.

D'un autre côté il voit réuni autour de lui Iblis (Satan) et ses partisans pour lui inculquer le scepticisme et l'empêcher d'avoir la foi, alors que plane sur lui la terreur de la présence de l'Ange de la mort, et la façon dont son âme est arrachée de son corps, situation que l'Imam Ali (p) résume en quelques mots dans Nahj-ul-Balâghah: «Les agonies de la mort s'emparent de lui et ce qui lui arrive est indescriptible».

Al-Kulayni rapporte de l'Imam al-Sâdiq (p) que l'Imam Ali (p) eut un jour mal aux yeux. Le Prophète (P) lui rendit visite et le voyant crier et se plaindre lui demanda: «Cries-tu par douleur, affliction ou crainte?» L'Imam Ali répondit: «Que la douleur est insupportable, lorsqu'on ne l'a pas connue auparavant». Le Prophète (P) lui dit alors: «Lorsque l'Ange de la mort se présente pour arracher l'âme du mécréant (kâfir), il se pointe avec une barre de feu avec laquelle il arrache son âme. Le mourant crie alors à tue-tête: «C'est l'Enfer», à cause de l'intensité de la douleur». Ayant entendu ce hadith (cette description), l'Imam Ali (p) se leva, puis se rassit et dit: «O Messager d'Allah Répète-moi ce hadith, car il m'a fait oublier ma douleur, et de demander: est-ce que l'âme de l'un des membres de ta Communauté pourrait être arrachée comme tu viens de le décrire?» Le Prophète répondit: «Oui un gouvernant injuste, quelqu'un qui s'approprie les biens d'un orphelin injustement et par transgression, ainsi qu'un faux témoin».

Ce qui facilite et allège l'agonie de la mort

Al-Sadûq rapporte le hadith suivant de l'Imam al-Sâdiq (p): «Quiconque désire qu'Allah lui facilite son agonie, les difficultés de la mort seront allégées».

Il est rapporté que le Prophète (P) assistait un jour à l'agonie d'un jeune homme. Il essayait de lui dicter (faire prononcer) la traditionnelle attestation de foi islamique «Lâ ilâha illâllaâh ...» (Il n'y a de divinité qu'Allah ...), mais la langue de l'agonisant se bloquait et ne parvenait pas à répéter cette attestation. Le Prophète demanda alors à une dame assise au chevet du mourant si elle était sa mère. Celle-ci répondit par l'affirmative. Le Prophète lui demanda alors: «Es-tu mécontente de lui?». Elle répondit: «Oui, et je ne lui ai pas adressé la parole depuis six ans». Le Prophète (P) lui dit: «Pardonne-lui». La mère acquiesça: «Qu'Allah soit satisfait de lui comme tu es satisfaite de lui». Dès qu'elle exprima ainsi son pardon et sa satisfaction de son fils, la langue de ce dernier se débloqua et le Prophète put ainsi lui faire répéter la formule «Lâ ilâha illâllaâh ...».

Le Prophète (P) demanda alors au jeune agonisant: «Que vois-tu maintenant?». Il répondit: «Je vois un homme noir, d'aspect laid, putréfié, portant des vêtements sales et exhalant une mauvaise odeur. Il vient vers moi, il serre ma gorge et ma trachée». Le Prophète (P) lui commanda alors de dire: «Yâ man yaqbal-ul-yacîr-a wa ya'fû 'an-il-kathîr-i, iqbal mannî-l-yacîra wa-'fu 'annî-l-kathîr-a, Innaka anta-l-Ghafûr-ur-Rahîm-u (Ô Toi Qui accepte le peu (de bonnes actions que le serviteur accomplit tout en pardonnant beaucoup Accepte de moi le peu (que j'ai fait) et pardonne-moi la multitude (de péchés que j'ai commis)». Le jeune mourant s'exécuta. Le Prophète lui demanda, une fois qu'il avait terminé la récitation: «Et maintenant que vois-tu?». Le jeune homme répondit: «Je vois un homme au visage d'une blancheur pure, gracieux, parfumé, portant des vêtements propres, se diriger vers moi, alors que l'homme noir tourne les talons et s'apprête à partir». Le Prophète lui après lui avoir dit de répéter encore une fois la récitation, lui demanda à nouveau: «Et maintenant que vois-tu?». Il répondit: «L'homme noir a fiché le camp sans laisser de traces, et l'homme blanc reste à mes côtés». Sur ce le jeune homme rendit le dernier soupir.

Ce hadith en dit long sur l'effet néfaste et la gravité de la désobéissance aux parents, car bien que le jeune homme fût au nombre des compagnons du Prophète (P) et que celui-ci se soit assis à côté de son lit en essayant de lui faire répéter l'attestation de foi, il ne put le faire que lorsque sa mère accepta de lui pardonner, ce qui eut pour effet immédiat le déblocage de sa langue.

Selon l'Imam al-Sâdiq (p): «Quiconque habille son frère de religion d'un vêtement d'été ou d'hiver, Allah se donnera comme devoir de le revêtir d'un vêtement du paradis, de lui faciliter l'agonie et d'élargir son tombeau».

Selon le Prophète (P): «Quiconque nourrit son frère musulman d'une sucrerie, Allah lui enlèvera l'amertume de la mort».

La lecture de la Sourate Yâ-Sîn, de la sourate Al-Çâffât et Du'â' al-Faraj est bénéfique pour l'agonisant.

Selon l'Imam al-Sâdiq (p): «Quiconque jeûne le dernier jour du mois de Rajab, Allah le préservera des difficultés de l'agonie, de la terreur après la mort et des supplices de la tombe».

Le jeûne de 24 jours au mois de Rajab appelle beaucoup de mérites spirituels (thawâb), entre-autres, la venue de l'Ange de la mort sous forme d'un jeune homme, luxueusement vêtu et portant dans sa main une boisson du Paradis qu'il offre au mourant afin d'alléger son agonie.

Selon notre Prophète (P): «Quiconque accomplit la nuit du 7 au 8 Rajab quatre rak'ah de prière en récitant dans chacune d'elles une fois la sourate Al-Hamd, trois fois la sourate Al-Ikhlâç, suivies des sourates Al-Falaq et Al-Nâs, et récite après cette prière 10 fois Allâhumma çalli 'alâ Muhammadin wa âle Muhammad-in (Ô mon Dieu, prie sur Muhammad et sur les membres de sa Famille), 10 fois al-tasbîhât al-Arba'ah (les quatre glorifications), Allah le placera sous l'ombre de Son Trône, lui accordera le mérite spirituel décerné à celui qui fait le jeûne du mois de Ramadhân, et les Anges se mettront à demander pardon pour lui jusqu'à ce qu'il termine sa prière. De plus, Allah lui facilitera l'extraction de son âme et lui allégera la pression de la tombe. En outre, il ne mourra qu'après avoir vu le Paradis et Allah le préservera de la Peur majeure, La Grande Terreur (al-faza' al-akbar)».

Selon al-Kaf'ami, le Prophète (P) dit: «Quiconque lit le Du'â' suivant chaque jour dix fois, Allah lui pardonnera quatre mille grands péchés, le sauvera des supplices de l'agonie et de la pression de la tombe et de cent mille peurs de celles du Jour de la Résurrection, le préservera du méfait de Satan et ses soldats et enlèvera ses soucis et ses angoisses:

- A'dadtu li-kulli hawlin lâ ilâha illâllâh-u (Je me prépare à prononcer la formule: «Il n'y a de Dieu qu'Allah», chaque fois que je rencontre une terreur)

- wa li-kulli hammin wa ghammin: mâchâ'-Allâh-u (et «Allah fait ce qu'Il veut», chaque fois que j'ai un souci ou une angoisse)

- wa li-kulli ni'matin: al-hamdu li-llâh-i (et «Louanges à Allah», chaque fois que j'obtiens une bénédiction

- wa li-kulli rakhâ'in: ach-chukru li-llâh-i (et «Merci à Allah», chaque fois que je me trouve dans l'aisance)

- wa li-kulli u'jubatin subhân-Allâh-i (et «Gloire à Allah», chaque fois que je vois une merveille),

- wa il-kulli thanbin astagh-fir-ullâh-a (et «Je demande pardon à Allah», chaque fois que je commets un péché)

- wa il-kulli ma'çiyatin : innâ lillâhi wa innâ ilayhi râji'ûn-a (et «Nous appartenons à Allah et nous retournerons vers Lui», chaque fois que je désobéis à Allah

- wa li-kulli dhîqin: hasbiya-llâh-u (et «Allah me suffit», devant chaque difficulté)

- wa il-kulli qadhâ'in wa qadarin: tawakkaltu 'alâllah-i (et «Je place ma confiance en Allah», chaque fois que je me trouve devant un Décret et une Décision divins)

- wa li-kulli 'aduwwin: i'taçamtu billâhi (et «Je me protège auprès d'Allah», chaque fois que je rencontre un ennemi)

- wa li-kulli tâ'atin wa ma'çiyatin: lâ hawla wa lâ quwwata illâ billâh-il-'aliyy-il-'adhîm-i (Et «Il n'y a de force ni de pouvoir qui n'émanent d'Allah, le Très-Haut, le Très-Grand» devant chaque acte d'obéissance et de désobéissance).

Une autre invocation qui apporte 70 grands mérites spirituels à quiconque la récite, dont celui de lui annoncer la bonne nouvelle lors de sa mort:

Lire la suite...

- Yâ Asma'-as-sâmi'în-a wa Yâ Abçar-al-bâçirîn-a wa Yâ Asra'-al-hasibîn-a wa Yâ Ahkam-al-hâkimîn-a, (Ô le Plus Entendant des entendants Ô le Plus Voyant des voyants Ô le Meilleur comptable des comptables Ô le Meilleur Juge des juges)

Selon al-Kulayni, l'Imam al-Sâdiq (p) recommanda: «Ne vous lassez jamais de lire et relire la sourate Al-Zalzalah (chapt. 99), car quiconque lit cette sourate pendant ses prières surérogatoires, Allah l'écartera des tremblements de terre, il ne mourra pas lors d'une secousse ou d'un tonnerre, ni dans une des épidémies de ce monde. De plus, un Ange généreux descendra auprès de lui et s'assiéra au niveau de sa tête lors de sa mort en disant à l'Ange de la mort: Sois compatissant envers lui, car c'est un ami proche d'Allah et il m'évoquait beaucoup».

Le Deuxième obstacle:

La 'adîlah (l'abjuration ou l'apostasie) lors de la mort.

'Adîlah, signifie abandonner la Vérité ou s'en détourner pour le Faux lors de la mort, sous l'effet de la présence de Satan auprès du mourant et de ses tentations en vue de susciter en lui le scepticisme et de le conduire à l'apostasie.

Contre le risque de ce mal du dernier moment de l'existence de l'homme, il y a des du'â' et des ta'withah (invocation de protection):

Selon Fakhr al-Muhaqqiqîn: «Quiconque veut être à l'abri de la 'adîlah, qu'il remette en mémoire les preuves de la Foi, qu'il se rappelle clairement les cinq Fondements de la Religion et qu'il y réfléchisse à tête reposée. Puis se confiant totalement à Allah, qu'il récite l'invocation suivante:

- Allâhumma yâ Arham-ar-râhimîn-a, innî qad wadda'tuka yaqînî hâthâ wa thabâta dînî, wa Anta Khayru Mustawda'in wa qad amartanâ bi-hifdh-il-wadâ'i'i, fa-ruddahu 'alayya waqta hudhûri mawtî

(Ô mon Dieu Je Te confie ma certitude (concernant ma foi ferme dans les fondements de la Religion) que voici et ma fermeté dans ma croyance en ma Religion, sachant que Tu es le Meilleur Dépositaire, et que c'est Toi Qui nous ordonnes de bien garder les dépôts Rends-les-moi donc au moment de ma mort)

De même la récitation du fameux Du'â' 'Adîlah est la meilleure prévention contre le danger ou le risque de l'apostasie au moment de la mort.

Muhammad ibn Sulaymân al-Daylami, cité par al-Tûsî, rapporte: «J'ai dit à l'Imam al-Sâdiq (p) un jour: «Tes Chiites disent que la foi est de deux sortes: l'une est fixe et stable, l'autre déposée et éphémère. Apprends-moi donc un du'â' par lequel je parferai ma foi, pour qu'elle ne me quitte plus, lorsque je l'aurai lu. L'Imam (p) m'a recommandé alors de lire le du'â' suivant après chaque prière obligatoire:

- Radhaytu billâhî Rabban wa bi-Muhammadin çallâ-llâhu 'alayhi wa âlihi nabiyyan, wa bi-l-Islâmi Dînan, wa bi-l-Qur'âni Kitâban wa bi-l-Ka'bati qiblatan, wa bi-'Alain wallon wa Imâman, wa bi-l-Hasani wa-l-Husayni wa 'Aliyy-Ibn-il-Husayn-i wa Muhammad-ibni 'Aliyyin wa Ja'far-ibni Muhammad-in wa Mûsâ-bni Ja'far-in wa 'Aliyy-ibni Mûsâ wa Muhammad-ibni 'Aliyy-in wa 'Aliyy-ibni Muhammad, wa-l-Hasan-ibni 'Alain wa-l-Hujjat-ibni-l-Hasan-i çalawât-ullâhi 'alayhim A'immatan Allâhumma innî radhaytu bihim A'immatan, fa-r-dhanî lahum, Innaka 'Alâ kulli chay'in qadîr-un.

(J'ai agréé Allah comme Seigneur, Muhammad -que la Prière d'Allah soit sur lui et sur sa Famille - comme Prophète , l'Islam comme Religion, le Coran comme Livre, la Ka'bah comme Direction (Qiblah), Ali comme Maître obéi (waliyy) et Imam, al-Hassan et al-Hussain, Ali fils de Hussain, Muhammad fils de Ali, Ja'far fils de Muhammad, Mûssâ fils de Ja'far, Ali fils de Mûssâ, Muhammad fils de Ali, Ali fils de Muhammad, al-Hassan fils de Ali, et l'Argument fils d'al-Hassan, que la prière d'Allah soit sur eux tous, comme Imams. O mon Dieu Je les ai agréés comme Imams, fais-les donc m'agréer, Tu as certes Pouvoir sur toute chose)».

Il est à noter que l'accomplissement des prières quotidiennes obligatoires toujours à l'heure exacte ou dès le début de leur horaires prescrits respectifs aide à franchir cette étape ou à se soustraire à ce danger (la 'adîlah ou l'apostasie, l'abjuration), car selon le Hadîth l'Ange de la mort regarde tout le monde cinq fois par jour pendant les horaires des Prières quotidiennes, et dicte l'attestation de foi à ceux qui accomplissaient assidûment leurs prières à l'heure et éloigne d'eux ainsi la tentation d'Iblis le Maudit.

L'Imam al-Sâdiq (p) dit: «Si tu veux qu'Allah scelle tes actes de ce monde avec une bonne mention pour que tu rendes l'âme, en étant crédité des meilleurs actes, tu dois respecter les droits d'Allah en ne dépensant pas Ses bienfaits dans des actes de désobéissance, t'abstenir de considérer Sa clémence envers toi comme une incitation à Sa désobéissance, et être généreux envers quiconque prétend nous aimer, peu importe qu'il dise la vérité ou non, car ton intention sera bénéfique pour toi et son mensonge nuisible pour lui».

D'autres actes, invocations et pratiques cultuels sont recommandés pour se soustraire au risque de la 'âdîlah au moment de la mort: la récitation assidue de l'invocation suivante:

Rabbanâ lâ tuzigh qulûbanâ ba'da ith hadaytanâ wa hab lanâ min ludunka rahmatan Innaka Anta-l-Wahhâb (Seigneur Ne laisse pas dévier nos coeurs après que Tu nous as guidés et accorde-nous Ta miséricorde. C'est Toi, certes, le Grand Donateur) (Sourate Âle 'Imrane, 3/ 8)

La lecture assidue de «Tasbîhat al-Zahrâ'» (la Glorification qui porte le nom de Fâtimah al-Zahrâ') lequel consiste en la récitation de:

- 34 fois «Allâhu Akbar» (Allah est le plus Grand)

- 33 fois «Alhamdu lillâh» (Louange à Allah)

- 33 fois «Subhân-Allâh».(Gloire à Allah)

Le port d'une bague 'aqîq (agate), notamment si la mention: Muhammadun rasûlullâh, 'Aliyyun waliyy-ullâh (Muhammad est le Messager d'Allah, Ali est l'Ami proche d'Allah) est inscrite sur la pierre précieuse.

La récitation de la sourate Al-Mu'minûn (chapt. 23) chaque vendredi.

La récitation de cette invocation:

- Bism-illâh-ir-Rahmân-ir-Rahîm, lâ hawla wa lâ quwwata illâ bi-llâh-il-'Aliyy-il-'Adhîm (Au Nom d'Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux. Il n'y a de force ni de pouvoir qui n'émanent pas d'Allah, le Très-Haut, l'Immense), chaque jour après les Prières du matin et du crépuscule.

L'accomplissement, le 22 du mois de Rajab, de huit rak'ah de prière dont chacune comporte la récitation de la sourate Al-Hamd une fois et la sourate Al-Kâfirûn (chapt. 109) 7 fois. Et à la fin de la prière, on récite:

- Allâhumma çalli 'alâ Muhammadin wa âle Muhammadin (Ô mon Dieu Prie sur Muhammad et sur les membres de la Famille de Muhammad) 10 fois et Astagh-fir-ullâh (Je demande pardon à Allah) 10 fois.

Selon Ibn Tâwûs, le Prophète (P) dit que quiconque accomplit la nuit du 6 au 7 Cha'bân quatre rak'ah de prière dont chacune comporte la lecture de la sourate Al-Hamd une fois et la sourate Al-Ikhlâç 50 fois, Allah enlève son âme alors qu'il se sent heureux, élargit son tombeau dont il sortira avec un visage pareil à la pleine lune en disant:

- Ach-hadu anlâ ilâha illâllâh wa ach-hadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasûluh-u (J'atteste qu'il n'y a de Dieu qu'Allah et j'atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager).

Il est à noter que cette prière qui était également la prière de l'Imam Ali (p) a beaucoup de vertus et commande de grands mérites spirituels (thawâb).

 
Par iznagoude - Publié dans : Islam
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Samedi 28 janvier 2006 6 28 /01 /2006 15:07

D’après Abou Hourayra, le Messager d’Allâh (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Quand le mort est enterré (ou il a dit :) quand l’un d’entre vous est enterré, deux anges noirs-bleus se présentent à lui ; l’un est appelé Mounkar et l’autre Nakir...". (At-Tirmidhi n°1071 et qualifié par Abou Issa de "beau" et "étrange" et jugé "beau" dans Sahih al-Djami n°724)

Selon Al-Bara Ibn Azib (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Et puis son âme sera ramenée à son corps, et deux anges se présenteront à lui et le mettront debout et lui diront,
- "Qui est ton Maître"
- "Allâh est mon Maître"
- "Quelle est ta religion ?"
- "L'Islam est ma religion"
- "Qu'en est-il de cet homme qui vous a été envoyé ?"
- "Il est le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم)"
- "Comment l'avez-vous su ?"
- "J'ai lu le livre d'Allâh et y ai adhéré et cru en lui"
Une clameur dira depuis le ciel : "Mon serviteur a dit vrai. Préparez-lui un lit et des vêtements au Paradis. Ouvrez-lui une porte débouchant sur le Paradis de sorte qu'il pourra en recevoir l'avant-goût et la fraîcheur. On lui élargira sa tombe l'espace d'une vue d'œil, et un homme se présentera à lui pour lui dire ceci : "sois rassuré que ce jour est celui qui t'était promis".
- "Qui es-tu puisque ton visage présage du bien ? !"
- "Je suis ta bonne œuvre !"
- "Maître, fais venir l'Heure pour que je puisse rejoindre ma famille et mes biens"
Quand un serviteur infidèle quitte la vie d'ici-bas pour l'Au-delà, lui viendront du ciel des anges noirs munis de serviettes dures et ils s'installeront à vue d'œil de lui. Puis l'ange de la mort viendra s'asseoir près de sa tête et dira : "ô âme mauvaise ! Sors pour faire l'objet de la colère d'Allâh et Son dépit. L'âme se dispersera alors dans son corps. Mais on l'on extraira de manière à déchirer les veines comme une brosse en fer que l'on retire de la laine mouillée. L'ange de la mort la prendra. Et les autres anges s'en saisiront tout de suite et l'envelopperont dans leurs serviettes dures dont se dégagera l'odeur la plus nauséabonde sur terre. Ils remonteront avec cette âme et, chaque fois qu'ils passeront près d'un groupe d'anges ceux-ci diront :
- "Quelle est cette mauvaise âme ?"
- "C'est Un tel fils d'Un tel" en employant les plus désagréables noms dont on l'appelait ici-bas. Et, ce jusqu'à ce qu'ils arrivent au ciel le plus bas. Puis ils en demanderont l'ouverture mais ne l'obtiendront pas".
Là, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) récita le verset : {Pour ceux qui traitent de mensonges Nos enseignements et qui s' en écartent par orgueil, les portes du ciel ne leur seront pas ouvertes..} (7/40)…
"Allah, le Puissant et Majestueux dira : mettez les écritures concernant mon serviteur dans un registre placé dans la plus basse couche de la terre. Puis ramenez-le sur terre puisque c'est à partir d'elle que J'ai créé les humains et c'est en elle que Je les retournerai et c'est d'elle que je les ressusciterai. Son âme sera jetée alors".
Selon le rapporteur, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) récita ce verset : {quiconque associe à Allah, c' est comme s'il tombait du haut du ciel et que les oiseaux le happaient, ou que levent le précipitait dans un abîme très profond.} (22/31).
Il (le Prophète ) (صلى الله عليه و سلم ) poursuit : "c'est alors que l'âme du défunt sera ramenée à son corps et les anges l'interrogeront en ces termes :
- "Qui est ton Maître ?"
- "Eh bien, eh bien. Je ne sais pas"
- "Quelle est ta religion ?"
- "Eh bien eh bien. Je ne sais pas."
Une clameur dira depuis le ciel : préparez-lui un lit et des vêtements en enfer. Ouvrez-lui une porte débouchant sur l'enfer. Chaleur et vent brûlant lui viendront de là et sa tombe sera rétrécie de sorte que ses côtes se croiseront. Puis un homme au visage désagréable, aux vêtements désagréables et à l'odeur nauséabonde lui dira : "Sois assuré que ce jour est le mauvais jour qui t'était promis".
- "Qui es-tu puisque ton visage présage du mal ?"
- "Je suis ta mauvaise œuvre"
- "Maître, ne fais pas venir l'Heure"". (Abou Dawoud n°4753, Ahmad n°18063, jugé authentique par al-Albani dans Sahih al-Djami n°1676)


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Par iznagoude - Publié dans : Islam
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Dimanche 29 janvier 2006 7 29 /01 /2006 12:51

La Tombe

La tombe est l'une des étapes les plus terrifiantes et les plus désolantes du voyage vers l'Autre-monde.

Car n'est-ce pas la tombe qui dit: «Je suis la maison du dépaysement Je suis la maison de la désolation Je suis la maison des vers».

Cette étape comporte des obstacles très difficiles à négocier et des lieux désolants et terrifiants. En voici quelques-uns:

Le premier obstacle: la désolation de la tombe:

Il est dit dans "Man lâ Yah-dhuruh-ul-Faqîh" d'al-Cheikh al-Çadûq que la tombe comporte des terreurs affreuses. Aussi ne doit-on pas entrer le mort d'un coup dans sa fosse. On doit le déposer d'abord près de celle-ci et on attend un peu jusqu'à ce que le mort se prépare à cette entrée. Puis on doit le rapprocher encore un peu plus de la fosse et on attend là encore quelques minutes avant de le déposer enfin dans son tombeau.

Al-Majlicî explique ce souci de dépôt progressif du corps dans la fosse ainsi: «Certes l'âme s'est séparée du corps, mais il y a l'âme animale qui est déjà morte, alors que l'âme parlante reste vivante lorsqu'elle quitte le corps. De ce fait, elle éprouve la peur de la pression de la tombe, l'interrogatoire de Munkar et Nakîr, les supplices d'al-Barzakh. De plus cette procédure progressive de la mise sous terre du mort, devrait servir de leçon aux vivants afin qu'ils réfléchissent à ce qui les attend dans l'avenir.

On rapporte selon un hadith crédible que l'Imam Mûssâ al-Kâdhim dit: «Les maisons malgré leur largesse me paraissent trop étroites, chaque fois que je me rappelle ce qu'on dit à propos de l'enterrement du mort, à savoir: lorsque vous amenez un mort vers sa tombe, accordez-lui un délai d'une heure avant de l'y déposer, afin qu'il se prépare à l'interrogatoire de Munkar-un et Nakîr-un».

Barâ' ibn 'Âzib, l'un des Compagnons les plus connus du Prophète (P) témoigna: «Nous étions un jour avec le Messager d'Allah, lorsque son regard tomba sur un attroupement de gens. Il demanda alors: «Pourquoi cet attroupement?». On lui répondit: «Ces gens se sont rassemblés pour creuser un tombeau Dès qu'il entendit le mot «tombeau», il s'y dirigea promptement et une fois arrivé à son niveau, il s'assit sur ses genoux à côté du tombeau. Je suis allé de l'autre côté pour être en face de lui et voir ce qu'il faisait. Je l'ai vu alors pleurer tellement que la terre était trempée de ses larmes. Puis il nous regarda et dit: ô mes frères Préparez-vous à un sort pareil à celui-ci, c'est-à-dire à cette fosse et à cet enterrement».

Selon Cheikh Bahâ' al-'Âmilî, on a vu un sage soupirer au moment de sa mort. On lui demanda la raison de ses soupirs. Il répondit: «Que pensez-vous de quelqu'un qui part pour un long voyage (sur monture ou à pieds à l'époque) sans porter de provisions? ou qui séjourne dans une fosse sans compagnon ni ami? ou qui se présente devant un juge juste et intègre, alors qu'il n'a rien préparé et qu'il n'a rien à dire pour sa défense?».

Al-Qutb al-Rawandî rapporte: «'Issâ appela sa mère, Maryam (Marie) (P) après sa mort: «Ô mère Dis-moi Est-ce que tu désires retourner à ce monde?» Marie (p) répondit: «Oui, pour prier Allah pendant une nuit glaciale et jeûner pendant une journée torride Cette voie est terrifiante»

Il est rapporté que Fatimah-al-Zahrâ' (p) laissa dans son testament à l'Imam Ali, ce qui suit, entre bien d'autres recommandations: «Lorsque je mourrai, lave-moi, enveloppe-moi, prie sur moi, dépose-moi dans le tombeau, remets la terre sur moi, assieds-toi à côté de ma tête en face de moi, récite le Livre d'Allah et lis beaucoup de du'â', car c'est un moment où le mort a besoin de l'agréable compagnie des vivants».

Selon un hadith le Prophète (P) dit: «Le mort ne connaît pas un temps plus difficile que la première nuit passée dans la tombe. Aussi sollicitez la Miséricorde d'Allah pour vos morts en faisant l'aumône. Que celui qui n'a pas les moyens d'offrir celle-ci accomplisse à sa place deux rak'ah de prière dont la première comporte la lecture de la sourate Al-Hamd une fois, suivie de la sourate Al-Ikhlâç 2 fois, et la seconde, la sourate Al-Hamd une fois, suivie de la sourate Al-Takâthur 10 fois, et qu'il dise après la fin de la prière: Allâhumma çalli 'alâ Muhammadin wa âle Muhammadin wa b'ath thawâbahâ ilâ qabri ... (mentionner le nom du défunt) (O mon Dieu Prie sur Muhammad et les Membres de la Famille de Muhammad et envoie le mérite spirituel de cette prière à Untel fils d'Untel - mentionner le nom du défunt - . Allah envoie alors tout de suite mille Anges vers la tombe du mort portant chacun un manteau, élargit sa tombe jusqu'au Jour où l'on soufflera dans la Trompe (le Jour de la Résurrection). En outre, celui qui accomplit cette prière sera crédité du mérite spirituel d'un nombre de bonnes actions équivalent au nombre de jours où le soleil se lève durant sa vie...)».

Il y a une autre prière pour conjurer la désolation de la première nuit de la tombe: Çalât-ul-Wahchah, que l'on appelle également Çalât-ul-Hadiyah lil-Mayyet. On l'accomplit la nuit du jour où l'on a enterré le mort. Cette Prière consiste en deux rak'ah. Dans la première rak'ah on doit réciter la sourate Al-Hamd suivie d'Âyat al-Kursî. Dans la seconde rak'ah, on doit réciter la sourate Al-Qadr (Innâ anzalnâhu) dix fois après la récitation de la sourate Al-Hamd. On récite le du'â' suivant après la fin de la Prière:

- Allâhumma çalli 'alâ Muhammadin wa âli Muhammad, wa-b'ath thawâbaha ilâ qabri ...Untel (le nom de la personne décédée) (Seigneur Que Ta Paix soit sur Muhammad et sa Progéniture, et envoie sa récompense (de cette Prière) au tombeau de (le nom du mort).

Al-Hâj Mullâ Fat-h-'Alî al-Sultânâbâdî rapporte un témoignage significatif et instructif à ce sujet:

«J'ai l'habitude d'offrir deux rak'ah de prière pour chaque mort parmi les partisans des Ahl-ul-Bayt (p) la nuit qui suit son décès, et ce peu importe si je le connaissais ou non, et sans que personne ne le sache.

»Un jour, j'ai rencontré un ami sur mon chemin et il m'a dit: «J'ai vu en rêve la nuit d'hier Untel qui était décédé quelques jours avant. Je lui ai demandé alors comment il allait et ce qui lui est arrivé après sa mort.

»Il m'a répondu: «J'étais en difficulté soumis à de rudes épreuves. Je subissais le châtiment et souffrais des supplices. Mais deux rak'ah de prière accomplies par Untel (il t'a nommé) m'ont sauvé des tortures. Qu'Allah couvre de sa Miséricorde son père pour la faveur et le grand service qu'il m'a rendu.

»Mon ami m'a demandé alors quelle était l'histoire de cette prière et je lui ai raconté mon habitude de prier pour les morts et les mortes parmi les adeptes d'Ahl-ul-Bayt (p).»

Si on récite 100 fois la récitation de l'invocation Lâ ilâha illâllâhu-l-Malik-ul-Haqq-ul-Mubîn, (Il n'y a de Dieu qu'Allah, le Roi, la Vérité évidente) on sera à l'abri de la pauvreté et de la désolation de la tombe. De même cette récitation apporte la richesse et ouvre les portes du Paradis à celui qui la fait.

La lecture de la sourate Yâ-Sîn avant de dormir contribue aussi à alléger la désolation de la tombe.

Celui qui jeûne 12 jours au mois de Cha'bân, aura droit à la visite de 70 mille Anges dans sa tombe chaque jour jusqu'au Jour où on soufflera dans la «Trompe»

Celui qui rend visite à un malade, Allah affectera un Ange pour lui rendre visite dans sa tombe chaque jour jusqu'au Jour de la Résurrection.

L'amour d'Ahl-ul-Bayt est aussi un facteur de la conjuration du sentiment de désolation dans la tombe.

Abî Sa'îd al-Khidrî rapporte qu'il a entendu le Prophète (P) dire à l'Imam Ali (p): «Je t'annonce une bonne nouvelle ô Ali Tes adeptes ne pousseront pas de soupirs lors de leur mort, ni n'éprouveront de sentiment de désolation dans leurs tombes, ni crainte le Jour de la Résurrection».

La prière spéciale de la nuit de Raghâ'ib est particulièrement recommandée pour supporter la désolation de la tombe. En effet, on rapporte du Prophète (P) que celui qui accomplit cette prière Allah lui pardonne beaucoup de péchés, lui enverra le thawâb (récompense ou mérite spirituel) de cette prière la première nuit qu'il passera dans la tombe sous forme d'un visage souriant ayant la langue déliée.

Il lui dira: «Je t'apporte une bonne nouvelle: tu es sauvé de toute épreuve difficile». Le mort lui demandera: «Mais qui es-tu? Je n'ai jamais vu un visage plus beau que le tien, ni une parole plus douce que la tienne, ni un parfum meilleur que le tien». Le visage répondra: «Je suis le thawâb (la récompense spirituelle) de la Salât que tu as accomplie telle nuit, dans telle ville, à tel mois, en telle année. Je suis venu donc cette nuit pour te faire jouir du droit que tu as acquis grâce à ta Salât, agrémenter ta solitude et enlever ton sentiment de désolation. Et lorsqu'on soufflera dans la Trompe, je constituerai une ombre au-dessus de ta tête le Jour de la Résurrection. Sois heureux donc, car tu ne seras jamais privé de bien».

Le mode d'accomplissement de cette Salât: on fait le jeûne le premier jeudi du mois de Rajab, et entre la Prière du maghrib et du 'ichâ', on accomplit 12 rak'ah de prière par groupes de deux rak'ah se terminant par le Salâm (ou disons six prières similaires de deux rak'ah). Dans chaque rak'ah on récite une fois la sourate Al-Hamd, 3 fois la sourate Al-Qadr (chapt. 97) et 12 fois la sourate Al-Ikhlâç.

A la fin de la 12e rak'ah (la fin de la Salât) on récite 70 fois: Allâhumma çalli 'alâ Muhammadin al-Nabiyy-il-umiyy-i wa âlihi (Ô mon Dieu, prie sur Muhammad, le Prophète analphabète et sur les membres de sa Famille).

Puis on se prosterne et on récite (en prosternation) 70 fois: Subbuhun Quddûsun, Rabb-ul-Malâ'ikati wa-r-rûhi (Il est glorifié et sanctifié, Seigneur des Anges et de l'Esprit).

Puis on se rassoit et on récite 70 fois: Rabbi-gh-fir wa-rham wa tajâwaz 'ammâ ta'lam-u Innaka Anta-l-'Aliyy-ul-A'dham-u (Ô Seigneur Pardonne et accorde Ta Miséricorde, et ne tiens pas rigueur de ce que Tu sais, car Tu es certes le Très-Haut, l'Immense).

On se prosterne de nouveau et on récite encore 70 fois: Subbuhun Quddûsun, Rabb-ul-Malâ'ikati wa-r-rûhi (Il est glorifié et sanctifié, Seigneur des Anges et de l'Esprit).

Après quoi on demande à Allah d'exaucer tous les voeux que l'on forme sur le moment.

Par iznagoude - Publié dans : Islam
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Mardi 31 janvier 2006 2 31 /01 /2006 11:07
 

«Oui, ceux qui disent : notre Seigneur est Dieu, puis se comportent avec droiture, les anges descendent sur eux : N'ayez pas peur, et ne soyez pas affligés; mais recevez la bonne nouvelle du paradis qui vous a été promis».

(Coran, 41, 29) 

   

     En matière d'engagement, les exemples sont nombreux, voir innombrables! En commençant par toutes les femmes honorées dans le Coran, en passant par les épouses du Prophète et mères des croyants et aboutissant à toutes ces femmes qui ont marqué leur vie et celle de leur société depuis l'aube de l'islam jusqu'à nos jours.

 

 

    Le premier siècle de l'Hégire a vu l'éclosion de femmes savantes en fondements de l'islam (fiqh) dont on peut citer Zaïnab bint Abi Salama Al-Makhzoumiya (décédée en l'an 73 de l'Hégire), Om Al-Dardaa (décédée en l'an 81 de l'Hégire) et Omra bint Abdel Rahmaan (décédée en l'an 98 de l'Hégire). Cette dernière était en contact avec Aïcha et avait de solides connaissances en matière de Fiqh, ce qui encourageait les habitants de Médine à aller la consulter en toute chose.

 

    L'Histoire de l'islam a aussi compté des "muftis" femmes: Khadija bint Sahnoun ben Saïd, Om Issa bint Ibrahim Al-Harbi, etc.

 

    Cela, outre les femmes prêcheuses  (je ne sais pas si le mot existe en français) : Samraa bint Nahik (qui "exerçait" du vivant du Prophète (sallallahou alayhi wa sallam), Maymouna bin Saqoula, Khadija bint Moussa ben Abdellah, etc.

 

        Et non, ce n’est pas fini. Il y a aussi les femmes « cheikhs » ! Eh oui ! Elles tenaient des « zawiya » ou « ribaat » ou « khanqah ». Ce sont tous des termes désignant des lieux de culte soufis. La tâche qui leur incombait était d’enseigner l’islam aux femmes, de prêcher, outre des tâches administratives propres à ces lieux de culte : pourvoir logement et nourriture aux déshéritées, etc.

 

        Ai-je parlé des femmes médecins dans la société islamique d’antan ? oui « médecin » et non pas infirmières. L’infirmerie est une branche moderne de la médecine tandis que les femmes musulmanes étaient de vraies « médecins » avec tout ce que ce terme implique de diagnostic et de prescription médicamenteuse. Je peux citer, entre autres, des femmes ayant consacré leur vie à s’occuper des malades et des blessés : Rofayda Al-Islamiya, Arrabi’ bint Moawz Al-Ansariya, Omayya bint Quaïss Al-Ghaffariya, etc.

 

        Tout cela ne peut que mettre en évidence le rôle de la femme musulmane dans le domaine de l’engagement dans la société. Alors que parallèlement et dans les sociétés moyenâgeuses occidentales l’on se demandait encore si la femme avait une âme, l’on peut voir dans la société arabe de l’époque des femmes qui non seulement ont une âme, mais une personnalité, du courage, de l’indépendance et une science extraordinaire dont hommes et femmes pouvaient profiter !

        Dans l'Empire Romain la femme n'était qu'une « Res », c’est-à-dire une « chose ».. L'Ancien et le Nouveau Testament ne sont pas non plus tendres pour elle. C'est la raison pour laquelle Georges Rivoire affirmait « Il serait vain de chercher un encouragement quelconque au culte de la femme dans les écrits monastiques du haut moyen age. La femme y est en général flétrie comme un esprit du mal, un être en perdition. Elle est souvent comparée au diable et I'on se demande même si elle a une âme. Le Concile de Macon met cette question en délibération» !

 

    En dehors du cadre de la famille, la femme musulmane peut donc intervenir dans sa société, et participer à certaines activités, afin de faire connaître sa religion et prouver sa présence dans son espace géographique.

    Soyons toutes des femmes engagées, soyons toutes convaincues que nous sommes les héritières de ce patrimoine spirituel, et que notre responsabilité est grande pour sa transmission aux générations futures.

La présence de femmes musulmanes dans un espace européen doit se manifester et être caractérisée par leur fidélité au message de l'islam et aux recommandations du Prophète. Il nous faut témoigner de la dimension du cœur, de l'amour et de la liberté de l'être humain que l'islam offre à l'humanité, à l’humanité sans exception aucune, à l'Humanité avec une majuscule ! 

 

Par iznagoude - Publié dans : Islam
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Mercredi 1 février 2006 3 01 /02 /2006 13:59

      D’emblée le Prophète (pbsl) déclare que tu dois "rendre un culte à Dieu comme si tu le vois, et que même si tu ne le vois pas il est certain que LUI te voit".

     Comment rendre un culte à Dieu comme si on Le voyait ?

Cela suppose déjà que ce n’est plus la façon de faire les choses machinalement comme il est bien courant, parmi tant de gens, qui même en faisant la prière par exemple, se trouvent à penser à autre chose, sans une conscience Totale de Dieu. 

Là on est en train de rendre un culte à Dieu dans un état s’apparentant à la vision, c'est-à-dire à la présence Divine effective.

C’est ne rien faire qui serait destiné aux regards des gens ; mais que l'acte de dévotion que nous accomplissons sera destiné à Dieu Lui seul, que nous nous efforçons à trouver en toute situation ; sans jamais perdre de l’esprit qu’Il  nous voit constamment.

C’est la station qui demande au serviteur d’être constamment et en toute circonstance, en tout lieu, et en tout moment conscient de la présence Divine à ses cotés, pas une seule seconde, cette certitude ne doit le quitter.

  Pour celui qui se trouve dans la station d'Al-Ihsan, les manifestations Divines qui s’offrent à lui sont Diverses, malgré L’Unicité Divine ! C’est en fait selon l’évolution de la vertu de l’homme que Dieu se manifeste à lui, et à chaque nouveau pas, la perception est différente, allant dans le sens de l’affermissement et de la vraie connaissance …

En toute chose, une manifestation du Créateur sera décelée, et en n’importe quelle direction que prendra le regard, il n’y aura que Dieu qui se manifeste, car Il est en toute chose, et aucune chose ne peut être que par LUI !

Pour les gens qui passent par cette station, et qui sont caractérisés par un état de crainte révérencielle constante envers Dieu ; se distraire une seconde de la présence Divine, s’apparente à un péché, qui ne serait pardonné que par un repentir sincère.

C’est aux gens qui continuent de se perfectionner dans ce stade, que le verset suivant s’adresse : 

    « Wa li man khaafa maquama rabbihi djennatane »

 « Et pour celui qui aura craint de comparaître devant son Seigneur, il y aura deux par Jardins (paradis) »

                                      (Verset 46 ; sourate 55)  

C’est les gens qui seront doublement récompensés ; et cette station elle-même n’est pas une finalité en soi, ce n’est que le début de la vraie connaissance de Dieu, et de sa Rencontre !

Dans la station précédente, celle de la foi, on rendait un culte à Dieu ; or dans cette station on rend notre culte Par Dieu ; comme cela est bien décrit dans la sourate Al-Fatiha:

La première station (celle de la foi) est celle de : « Iyaka Naaboudou = c’est Toi seul que nous adorons »   Dans cette station le serviteur a conscience que c’est lui qui rend un culte à Dieu. 

          Alors que le propre de la station d'Al-Ihsan c’est : « Iyaka nasta’in =   c’est Toi dont nous implorons le secours »…

Le serviteur ne se donne aucun mérite, et même son culte pour Dieu, il le voit comme un don de Dieu, car en cette station, le serviteur ne voit que Dieu en train d’agir dans son royaume…

Arrivé à ce point, le culte de ce serviteur  tend vers un autre but  : « Ihdina es-sirata el moustaquima, sirata alladhina an aamta alayhoum » :

« Guide-nous dans le droit chemin, le chemin de ceux que tu as comblé de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru ta colère, ni des égarés »

                                                     (Verset 6 ; Sourate Al Fatiha) 

C’est l’aspiration aux plus hauts degrés ; les degrés de proximité avec les Prophètes, les véridiques et les martyrs … 

(Peut être que se poserait la question de savoir, comment on peut prétendre au degré des Prophètes ? Cela est une réalité qui trouve sa réponse dans le Hadith authentique du Saint Prophète Mohamed qui dit : « les savants de ma communauté sont considérés comme les prophètes des fils d’Israël » ou encore le Hadith qui fait des savants de la communauté Musulmane les héritiers des prophètes.) 

                           « …Allah guide vers sa Lumière qui IL veut… » 

                                                      (V 35 ; sourate 24) 

Comme décrit dans le Coran, les gens de la Foi sont les gens de la Droite, tandis que ceux qui ont gravi tout les échelons de cette dernière station d'Al-Ihsan, et arrivent à parfaire leur état, en atteignant le sommet, sont : ESSABIKOUN ou "les premiers arrivés" et qui seront aussi les premiers dans l’au-delà, et les plus rapprochés.

(Voir versets 8-9-10 de la sourate 56)

Les gens de la droite sont ceux qui recevront leur livre de la main droite, ce qui est signe de félicité dans l’au-delà…

Essabikoun ce sont ceux qui seront les plus rapprochés de Leur Seigneur dans l’au delà, car dans la vie terrestre ils étaient très proches de lui par leur actes et leur empressement à agir selon ses commandements se conformant intégralement au verset du coran qui leur commande : 

     « Hâtez vous vers un pardon de votre Seigneur ainsi qu’un paradis aussi large que le ciel et la terre, préparé pour ceux qui ont cru en Allah et en ses messagers. Telle est la grâce d’Allah qu’Il donne à qui Il veut. Et Allah est le détenteur de l’énorme grâce. »

                                      (V 21 ; Sourate 57)  

Enfin dans l’espoir que ces quelques mots auront été d’un bénéfice pour tout lecteur, nous demandons à Dieu de nous aider à lui rendre le plus parfait des cultes, et que toutes nos faiblesses et tous nos péchés ne nous seront pas comptés par La clémence de notre Seigneur, et par l’intercession de notre prophète, que toutes les bénédictions et salut de Dieu soient sur Lui, ainsi que tous les autres prophètes.

                                                                                              Amine !

Par iznagoude - Publié dans : Islam
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